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Mouloud Lounaouci et Arab Aknine ont débattu de la charte de l’ALD à Boghni

“L’état central a montré ses limites”

Mouloud Lounaouci (à droite) et Arab Aknine (au centre) au siège de l’association Tagmats Ali-Zamoum. © O. Ghilès/Liberté

“La Défense nationale, le ministère des Affaires étrangères, le Parlement central, entre autres, seront érigés  dans la capitale, alors que chaque région devra être dotée de son Parlement”, a expliqué M. Lounaouci.

Le docteur Mouloud Lounaouci et le militant politique Arab Aknine ont animé, conjointement, une conférence-débat, ce week-end, au siège de l’association Tagmats Ali-Zamoum où ils sont longuement revenus sur l’avant-projet de la charte pour une Algérie libre et démocratique, ALD, ce document de réflexion auquel ont pris part de nombreux intellectuels et d’acteurs de la société civile pour une sortie de la crise dans laquelle l’Algérie se débat. 

D’emblée, le docteur Mouloud Lounaouci a développé avec force détails les principes fondateurs de cette nouvelle Algérie à laquelle aspirent de millions d’Algériens depuis le 22 février. “Notre rencontre d’aujourd’hui entre dans le cadre d’une pédagogie sociale et citoyenne. Justement, dans cet avant-projet, tout est centré sur le citoyen car celui-ci est l’élément le plus important pour la construction d’une Algérie nouvelle qui sera républicaine, libre et démocratique”, a-t-il souligné. 

À ce titre, a considéré cet ancien militant du mouvement de 1980, cet objectif ne sera pas atteint s’il n’est pas entouré d’autres préalables dont le mode de gouvernance, l’égalité entre les sexes, la liberté de conscience, la liberté d’entreprendre, l’indépendance de la justice, la liberté de la presse et l’ouverture de l’espace public et bien sûr le respect de la volonté populaire.

Il a, par ailleurs, détaillé le type d’État à construire qui ne pourrait être qu’un État-régions, car, a-t-il estimé, “l’État centralisé instauré depuis l’indépendance est omnipotent et omniprésent et, surtout, il a montré ses limites”. Pour lui, le découpage doit être selon des régions naturelles en fonction des populations qui les composent et de leur mode de vie qui diffère d’une région à une autre. 

Poursuivant son intervention, le Dr Lounaouci a aussi évoqué les institutions administratives à mettre en place auxquelles des compétences régaliennes seront données. Il a cité, entre autres, l'institution juridique, la Défense nationale, le ministère des Affaires étrangères, le Parlement central qui, dit-il, seront érigés dans la capitale, alors que chaque région devra être dotée de son Parlement au sein duquel, a-t-il préconisé, devra dominer la démocratie de proximité.

Pour sa part, Arab Aknine commencera par dire que la société algérienne n’est pas plate et elle est en lutte permanente depuis 1980 en passant par 88, 2001 jusqu’à 2019. Il a estimé qu’à chaque fois que le pays est en crise, il faut revenir à l’Histoire. À ce titre, le conférencier aborde notamment la plateforme de la Soummam qui inspire encore le combat d’aujourd’hui.

“La plateforme de la Soummam est toujours d’actualité. Le projet d’Abane Ramdane est porté par tous les Algériens à travers tout le pays. Le principe de la primauté du civil sur le militaire est demandé dans toutes les marches”, a-t-il rappelé soulignant que “c’est pour cela que l’avant-projet de charte pour une Algérie libre et démocratique s’est inspiré de la Soummam pour faire sortir notre pays de la crise”.

“À chaque fois que le pays est au bord du précipice, des militants et patriotes engagés viennent à sa rescousse, et c’est pourquoi, nous avons pensé à rédiger ce document qui est soumis à enrichissement et au débat”, a-t-il encore expliqué. Succédant à M. Aknine, Mahfoud Belabbas, ex-P/APW de Tizi Ouzou, a rassuré que les initiateurs de cette charte n’ont aucune intention de créer un parti politique.

Mais, au contraire, a-t-il encore dit, les partis politiques démocratiques peuvent s’inspirer de son contenu parce que le dénominateur commun est le même “pour une Algérie libre et démocratique” qui est traduit dans la rue par “Djazaïr, horra, démocratia”, que l’on entend depuis l’avènement de la révolution du sourire du 22 février. Un riche débat a été ouvert au terme des communications. 
 

O. Ghilès

 



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