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Le Sommet Inde-Afrique s’ouvre jeudi prochain à New Delhi

L’Inde veut sa part du marché africain


Le marché africain semble beaucoup compter pour les entreprises indiennes, visiblement intéressées par la conquête d’autres parts de marché que celles qu’elles se sont assurées jusqu’ici sur le continent. Et ce n’est visiblement pas juste une vue de l’esprit puisque les chiffres relatifs aux échanges entre le sous-continent indien et le continent africain ont tout simplement plus que doublé entre 2007-2008 et 2014-2015. Le Premier ministre, Narendra Modi, qui a reçu dans sa résidence une délégation de journalistes africains invités pour la couverture des travaux du 3e Sommet Inde-Afrique, prévu ce jeudi à New Delhi, a, en effet, réitéré, chiffres à l’appui, toute l’importance que revêt le marché africain pour son pays qui espère, ainsi, aller au-delà du seul commerce dans cet échange. Mais, pour ce faire, le commerce demeure, selon toute vraisemblance, une bonne base de travail pour améliorer et consolider les relations entre les deux espaces. “Le commerce entre l’Inde et l’Afrique représentait, en 2007 et 2008, 30 milliards de dollars et en quelques années seulement le chiffre a plus que doublé pour s’établir autour de 72 milliards de dollars”, s’est, d’ailleurs, réjoui M. Modi qui, pour démontrer l’engagement à long terme de l’Inde en Afrique, a assuré que la démarche de son pays s’inscrit dans l’agenda de l’Union africaine pour “le développement durable et l'Afrique Vision 2063”.
Au vu de la présence annoncée, de nombreux chefs d’État et de gouvernement africains à ce sommet, il apparaît indéniable que l’Inde a gagné son premier pari, celui de réunir une nouvelle fois autour de sa table la quasi-totalité des pays africains. Le Premier ministre, Narendra Modi, nous a, en effet, annoncé que les 54 États africains ont confirmé leur participation à la rencontre, alors que pas moins de 40 pays seront représentés à un niveau très élevé de chef d’État ou de gouvernement. C’est dire l’importance de ce sommet pour les pays africains, visiblement convaincus par le discours des dirigeants indiens. Parmi les chefs d’État annoncés figure, notamment, le roi du Maroc Mohammed VI, alors que la Tunisie sera représentée par son ministre des Affaires étrangères, Tayeb Bekkouche.
Quant à l’Algérie, on ne connaît pas encore le niveau de sa représentativité. L'envoyé spécial du Premier ministre indien, le ministre d'État chargé de l'Agriculture, Sanjeev Kumar Balyan, s’était déplacé à Alger en juillet dernier pour inviter le président Abdelaziz Bouteflika à prendre part au sommet. M. Balyan qui avait été reçu par le ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, avait déclaré à l’issue de l’audience, que la présence de l'Algérie au sommet Inde-Afrique était “indispensable en raison de l'importance du pays et de sa grande influence dans le continent africain”. Mais, pour le moment rien n’a filtré sur le sort réservé à l’invitation des autorités indiennes. M. Modi nous a, par ailleurs, indiqué que pas moins de 400 journalistes de différentes nationalités ont été accrédités pour couvrir les travaux du sommet qui seront marqués, à l’occasion de la présente édition, par l’organisation d’une conférence des ministres du Commerce.
Dans sa tentative de concurrencer les grandes puissances (Chine, France, États-Unis…) qui se disputent le marché africain, l’Inde est, visiblement, décidée à y mettre les moyens. M. Modi a insisté sur le fait que l’Inde a accordé, après les deux précédents forums organisés en 2008 et en 2011, 7,4 milliards de dollars de crédits à une quarantaine de pays africains. L'Inde a, aussi, investi 1,2 milliard de dollars dans plus de 100 instituts africains alors que 25 000 étudiants africains ont bénéficié de bourses d’études financées par le gouvernement indien. Ce sont autant d’atouts que cette dernière veut mettre à profit pour améliorer sa présence sur le continent africain.

H. S.


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