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Pays d’Afrique du Nord

L’UA pointe un faible niveau d’échange

© D.R

La transformation productive en Afrique du Nord reste inachevée en raison d’une forte concentration des exportations sur le pétrole et ses dérivés, ainsi que sur les produits à faible sophistication. C’est l’une des principales conclusions du rapport “Dynamiques du développement en Afrique 2019”, de la Commission de l’Union africaine (CUA), produit en collaboration avec le Centre de développement de l’OCDE. Le rapport relève que les pays de la région se caractérisent par un faible niveau d’échanges entre eux et le défaut de transformation sur place des matières premières, ainsi que l’importance du chômage des jeunes en ville estimé en Algérie à 30%. En dehors de ces points communs, leurs profils demeurent très contrastés. L’Algérie et la Libye sont d’abord et avant tout des producteurs de pétrole. Les économies du Maroc, de la Tunisie et de l’Égypte sont plus diversifiées, en raison d’un secteur manufacturier dynamique et d’une plus grande variété d’industries (textile, automobile, agroalimentaire).

Le rapport indique que le retournement de la conjoncture internationale, marqué par la baisse des cours du pétrole, a rudement affecté les pays producteurs de l’or noir. C’est le cas pour l’Algérie dont les exportations sont passées de 45,3% du PIB entre 2005 et 2009 à 35,5% entre 2010 et 2014, puis 22,7% entre 2015 et 2017. Selon le rapport, l’Algérie a vu la part de ses exportations dans le PIB baisser de plus de 20% en douze ans, avec un cours du pétrole brut ayant varié d’un maximum de plus de 160 dollars à un minimum de près de 36 dollars le baril. Seul le Maroc a vu la part de ses exportations augmenter (32,4% à 35,4% du PIB). Évoquant l’investissement direct étranger, le rapport relève que l’essentiel des flux de capitaux se concentre au Maroc (38,4% sur 2010-17) et en Égypte (35,2%), la Tunisie (13,3%) et l’Algérie (9,6%) demeurant moins attractives. Le ratio IDE/PIB est de 0,4% pour l’Algérie contre 6,1% entre 2015 et 2017 pour la Tunisie. Concernant l’exportation, le rapport constate que l’Algérie et la Libye, 18e et 21e producteurs mondiaux de pétrole, concentrent plus de 95% de leurs exportations dans ce produit. “Leurs économies sont peu diversifiées et vulnérables aux chocs extérieurs”, indique le document. Comparés à l’Algérie et à la Libye, le Maroc et la Tunisie sont plus diversifiés, avec une prépondérance de l’exportation de produits manufacturiers.

L’Égypte présente le degré de diversification le plus élevé. Les paniers d’exportation de l’Algérie et de la Libye contiennent peu de biens, 16 et 15 respectivement, qui représentent 99,1% et 96% de leurs exportations. En Égypte, au Maroc et en Tunisie, le panier d’exportation est au contraire plus diversifié. Il contient respectivement 242, 170 et 214 produits représentant environ 90% des ventes à l’étranger. Le document de la CUA et de l’OCDE fait ressortir l’absence de l’Algérie en Afrique subsaharienne, contrairement au Maroc et à l’Égypte. L’analyse des avantages comparatifs latents, indique le rapport, fait ressortir que les possibilités de diversification des exportations sont plus limitées pour l’Algérie.

Selon le document, le panier d’exportation de l’Algérie  contribue faiblement au PIB par tête. Concernant le climat des affaires, le rapport fait état, notamment, de l’augmentation du niveau de corruption en Algérie. Le taux de crédit à l’économie demeure faible. Le document note, par ailleurs, que le Maroc, avec la Bourse de Casablanca, l’une des plus importantes du continent, enregistre une capitalisation boursière de 57,1% du PIB. Celle-ci reste faible en Égypte et en Tunisie et presque nulle en Algérie et en Mauritanie, limitant les capacités de financement direct des entreprises.

 

Meziane Rabhi



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