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Un drame évité de justesse à la clinique privée Chifa

“Ma femme aurait pu mourir…”

Siège de la clinique privée Chifa. ©APS

Un dépôt de plainte sera introduit dans les prochains jours pour négligence, suite à l’oubli d’un textilome dans l’abdomen de la patiente.

C’est avec une très grande indignation que la famille Ouabadi s’est adressée à notre rédaction pour nous faire part de sa malheureuse histoire. Un incident qui a failli coûter la vie à la maman qui a accouché d’un petit garçon à la clinique privée Chifa la semaine dernière. “Toute la famille est encore sous le choc. Ce qui devait être un événement heureux s’est transformé en véritable cauchemar y compris pour nos deux fils aînés qui sont carrément traumatisés”, raconte Nazim Ouabadi avec beaucoup de difficultés pour contenir ses émotions après d’interminables heures éprouvantes vécues ces deux derniers jours au CHU Mustapha-Pacha.
C’est dans cet établissement public que “le corps étranger” a été extrait en urgence par l’équipe médicale qui a décelé un textilome dans l’abdomen suite à plusieurs examens et autres scanners effectués sur la patiente. Fou de rage, notre interlocuteur exhibe une image des plus choquantes et des documents délivrés par le CHU Mustapha-Pacha qui attestent de la négligence de l’équipe médicale de la clinique Chifa (énorme compresse extraite).
“Lorsque ma femme a été admise à la clinique Chifa le 22 août dernier pour accoucher par césarienne, nous avions déjà décelé une défaillance au niveau du personnel et cela n’augurait rien de bon, mais nous avons quand même fermé les yeux sachant que nous n’avions pas tellement le choix même dans le privé”, confie-t-il tout en poursuivant : “Au cours de l’opération, les deux médecins gynécologues, sans assistance d’autres intervenants, discutaient de tout et de rien comme s’ils étaient en heure de pause. Consciente, il a fallu que ma femme les interpelle et les prie de se concentrer sur elle. Suite à quoi son médecin l’a rassurée que tout se passait bien. Mais tout ne s’est pas bien passé…”.
La patiente qui a accouché d’un petit garçon, continuait à souffrir le martyre à tel point qu’elle n’a pas fermé l’œil de toute la nuit qui a suivi l’opération, signalant à son médecin, le professeur S., qu’elle ressentait des douleurs “pas normales” et que le côté gauche de l’abdomen était enflé. Selon ses affirmations, le médecin “n’a pas daigné vérifier  en procédant à des examens supplémentaires se contentant de répéter que tout allait bien”, avant de décider… de la sortie de la patiente. Une fois à la maison, la maman qui avait mauvaise mine, selon la description de son époux, “continuait à souffrir sans expliquer pourquoi”.
C’est à ce moment que le papa, entouré de sa famille, a décidé de l’évacuation de son épouse sur l’hôpital Mustapha-Pacha. “J’avais l’impression qu’ils avaient compris tout de suite le problème mais ils ont préféré s’en assurer avec des examens. Une fois le diagnostic établi, ils ont décidé d’opérer en urgence parce que ma femme risquait gros à cause de l’infection qui pouvait lui être fatale. Elle aurait pu en mourir si nous n’avions pas pris les choses en main au moment opportun. On me l’a signifié clairement,  vous vous rendez compte ?”.
Nazim Ouabadi qui déplore un tel comportement, assure qu’il va ester en justice tous les responsables, chacun à son niveau, et qu’il va s’en remettre à toutes les autorités compétentes y compris l’Ordre des médecins. “Il ne faut jamais taire ce genre de chose, même si le drame a été évité. D’autres n’ont pas eu cette chance. Il faut faire en sorte que ça ne se reproduise plus et que ces cliniques privées soient suivies de près par des contrôles systématiques. Le privé a le droit d’exister mais dans les règles ; il faut arrêter de profiter de la détresse des gens.”    

Nabila Saidoun



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