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L’Anexal réclame la révision des suspensions à l’exportation

Nécessaire rattrapage

Ali Bey Nasri, président de l’Anexal. © D.R.

L’Algérie pourrait gagner jusqu’à 100 millions de dollars avec des exportations vers le Canada, le Moyen-Orient et l’Afrique.

L’Association nationale des exportateurs algériens (Anexal) a adressé le 22 juin dernier au Premier ministre, Abdelaziz Djerad, un courrier lui réclamant la révision de la liste des produits suspendus à l’exportation. “Nous estimons que cette liste est exagérée et ne reflète guère la réalité des exportations en Algérie”, nous indique Ali Bey Nasri, président de l’Anexal. Sur les 1 219 produits frappés de suspension à l’exportation depuis le 22 mars dernier, notre pays n’en exporte en réalité que près de 10%, tient-il à préciser. 
La liste en question est composée, entre autres, de produits agricoles (fruits et légumes), agroalimentaires, cosmétiques, médicaments… “Nous avons demandé au Premier ministre de programmer une réunion de concertation à ce sujet pour éviter un déséquilibre au marché national”, explique Ali Bey Nasri. L’Anexal exclut, toutefois, les produits suspendus à l’export pour cause de protection sanitaire.

Pour les autres produits, les opérateurs ont enregistré une production excédentaire. Ils ont constitué des stocks énormes à cause d’une baisse de la demande due à une érosion du pouvoir d’achat. Pourtant, il existe actuellement des opportunités réelles à l’export au grand dam des entreprises de l’agroalimentaire. “Nous n’avons, jusque-là, pas reçu de réponse du Premier ministre”, affirme le président de l’Anexal. Les pouvoirs publics ont proposé la formule des demandes individuelles pour chaque exportateur. Cette proposition semble ne pas intéresser cette organisation. L’Association privilégie plutôt l’approche par produits et filières. Car, il y avait des opportunités avérées d’exportation de produits tels que le melon, la pastèque, l’oignon, l’huile d’olive, les pâtes…avec une offre suffisante sur le marché.

Ce sont autant de parts de marché à l’extérieur ratées. “L’approche des pouvoirs publics dans ce domaine n’est pas correcte. On pense que si nous exportons les produits, nous créerons des pénuries sur le marché domestique. C’est archifaux. Il faut savoir que l’Algérie n’est pas un gros pays exportateur de ces produits”, relève Ali Bey Nasri. Aux moments forts des excédents de pommes de terre, notre pays n’en a exporté que 5 000 tonnes. L’Algérie est encore très loin derrière l’Égypte qui a exporté 650 000 tonnes... En cette période de crise sanitaire de la Covid-19, l’Égypte, pour ne citer que ce pays, a exporté 1 817 000 tonnes d’oranges. Au moment où les autres pays arrachent des parts de marché à l’extérieur, l’Algérie continue d’imposer son “diktat bureaucratique” à ses opérateurs.

Ce sont des niches de marché à l’export perdues par des agriculteurs en excédent de production. Or, le gouvernement pouvait bien autoriser l’exportation par quotas de 10 000 ou 15 000 tonnes par exemple… Pendant cette période de suspension, l’Algérie pourrait gagner, selon notre interlocuteur, 100 millions de dollars tous produits confondus avec des exportations vers le Canada, le Moyen-Orient et l’Afrique. Ainsi, les entreprises souffrent de la faiblesse du marché national et ne savent plus que faire des excédents de leur production.  

B. K.


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