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Marche du 33e mardi des étudiants à Tizi Ouzou

“Nos rêves n’entrent pas dans vos urnes !”

Hier, à Tizi Ouzou, lors de la marche de la communauté universitaire. © Samir Leslous/Liberté

La marche d’hier s’est terminée sur fond de tension, puisqu’en arrivant devant la cour de justice, les manifestants ont tenté de pénétrer dans l’enceinte de l’institution judiciaire à l’effet de dénoncer “la justice du téléphone”, mais ils se sont heurtés à un important dispositif policier.

Des dizaines d’étudiants soutenus par des travailleurs de l’université et des centaines de citoyens ont participé, hier, à Tizi Ouzou, à la 33e marche du mardi pour le rejet de l’élection présidentielle du 12 décembre prochain et le changement radical du système.  Le groupe d’étudiants, qui tient, malgré la léthargie qui frappe l’université, à marquer cette journée de mobilisation nationale, venait à peine de franchir la sortie du campus Hasnaoua, à 11h, lorsque les nombreux citoyens qui les attendaient, drapeau national, emblème amazigh et pancartes en main, les rejoignirent pour former, ainsi, deux imposants carrés.

La foule s’ébranle et aussitôt la banderole, qui réapparaît chaque mardi en première ligne de la marche, est déroulée. “Non aux élections sans transition”, lit-on en noir sur ce large tissu blanc. La foule arpente alors la montée du stade du 1er-Novembre en scandant successivement “Ulac l’vot ulac”, “Makache intikhabate ya el-îssabate”, “Basta ya el-îssaba, El-Djazaïr fi warta”. Au fur et à mesure que la foule avançait vers le centre-ville, d’autres citoyens venaient grossir ses rangs et de nouvelles pancartes apparaissaient . “Nos rêves n’entrent pas dans vos urnes”, lit-on sur l’une d’elles.

Une formule qui signifie clairement que ce que le peuple réclame dépasse largement le “petit” cadre de l’élection présidentielle que les tenants du régime actuel veulent à tout prix imposer comme unique solution à la situation actuelle. “Libérez notre opinion”, “Le seul crime que j’ai commis est celui d’aimer mon pays”, “Libérez les détenus”, “Halte à la répression”, lit-on sur d’autres pancartes brandies en soutien aux prisonniers d’opinion qui croupissent arbitrairement dans les geôles du pouvoir.

Sur d’autres encore, on pouvait lire “Non à la criminalisation de l’acte politique”, “Le drapeau n’est pas un délit mais une fierté”, “Libérez nos enfants”, “Âadala intikalia, la intikamia”.  Tout en progressant sur l’itinéraire menant jusqu’à la place de L’Olivier via le centre-ville, la foule continuait de scander “Djazaïr hourra democratia”, “Hadha chaâb la yourid houkm el-âaskar min djadid”, “Maranach habssine”, “Anelhu, anelhu alama yeghli udavu”. 

La marche d’hier s’est terminée sur fond de tension, puisqu’en arrivant devant la cour de justice, les manifestants ont tenté de pénétrer dans l’enceinte de l’institution judiciaire à l’effet de dénoncer “la justice du téléphone”, mais ils se sont heurtés à un important dispositif policier. L’ambiance était tendue, mais la sagesse a fini par reprendre le dessus. Aucun incident n’a été enregistré. 
 

Samir LESLOUS

 


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