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32e acte de contestation

Oran rejette l’ingérence étrangère


Ils étaient un peu plus d’une centaine, hier à Oran, à prendre le départ, comme chaque mardi de la semaine, depuis la place du 1er-Novembre. 

Une faible affluence que pourrait expliquer la crainte des citoyens de se faire embarquer par les services de sécurité. C’est d’ailleurs l’explication donnée par un habitué des marches oranaises, qui indique que les trolls électroniques diffusent de fausses alertes sur l’arrestation des manifestants pour dissuader le plus grand nombre de marcher. Hier, et sous un soleil estival, les mots d’ordre se sont adaptés à l’actualité et ce, en sus des slogans classiques du hirak entendus tout le long de l’itinéraire. La foule a ainsi appelé à la non-ingérence étrangère, en référence à la déclaration de la présidente de la sous-commission des droits de l’Homme du Parlement européen quant à son soutien à la révolution. 
“Had chaâb la yourid tadakhoul ajnabi” (Ce peuple ne veut pas de l’ingérence étrangère), ont scandé à l’unisson les manifestants. À proximité du siège de la direction de wilaya de l’éducation nationale, et au passage de plusieurs véhicules de police, sirènes hurlantes, la foule a crié un de ses nouveaux slogans, “Ntouma taâssou aâlihoum wa hna nahouhoum” (Vous, vous les protégez et nous, nous allons les déloger), à propos des symboles du régime bouteflikien encore au pouvoir. “Manjal taâkoum hafi, had laâm makanche l’vote” (Votre justice est inefficace, cette année il n’y aura pas d’élections), ont encore repris en chœur les manifestants, probablement en référence à l’affaire Tliba et à son “exfiltration” en Tunisie. Les Oranais ont, comme à leur habitude, appelé au rejet des élections “de la honte”, comme cela est écrit sur un panneau. “Ni Washington ni Paris, c’est le peuple qui choisit son président”, “Aamrou istimarate fel Imarate” (Remplissez les formulaires aux Émirats), “Jibou BRI, jibou saiîqa, makanche intikhabat bhad tarika” (Il n’y aura pas d’élections avec cette formule-là), a encore revendiqué la foule qui, tour à tour, a rejeté tous les candidats qui ont retiré les formulaires de candidature pour la présidentielle.
 

Saïd OUSSAD



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