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Djaballah a plaidé devant les structures de son parti

Pour une commission indépendante d’organisation des élections


Le président du parti du Front de la justice et du développement (FJD-El-Adala), Abdallah Djaballah, a indiqué, hier, qu’il ne se présentera pas à l’élection présidentielle du 18 avril prochain, en précisant qu’il s’agit là d’une décision individuelle et indépendante de celle des instances du parti.
Intervenant lors d’une conférence nationale de structures de son parti, Abdallah Djaballah a, en réaction à la convocation du corps électoral, affirmé que “l’essentiel n’est pas de définir la date des élections, mais les conditions à réunir pour en faire des élections propres et transparentes”. Il a expliqué, lorsqu’il a été interrogé sur son éventuelle candidature, qu’“à titre personnel, j’ai fait l’expérience de toutes les précédentes échéances électorales, et pris part au processus démocratique en Algérie, mais ce que je peux attester c’est que la démocratie en Algérie est une grande supercherie”. Puis de s’interroger : “Comment voulez-vous que je refasse la même expérience, alors que je suis certain que les élections ne seront ni libres ni transparentes. Que vais-je faire ? Orner la scène politique ? À moins que le parti n’ait d’autres ambitions propres à lui.” Toutefois le président du FJD-El-Adala a précisé : “Il s’agit de mon avis personnel, quant au parti, il a ses instances souveraines, son conseil national consultatif.”
Il a appuyé sa position par le fait que “les conditions nécessaires à une élection démocratique sont absentes”. “Je parle en tant que spécialiste du droit constitutionnel, elles ne sont présentes ni au niveau de la Constitution ni au niveau du code électoral”, a-t-il indiqué, avant de souligner la nécessité de confier l’organisation des élections à une commission indépendante. Le président d’El-Adala a jugé que “l’actuelle commission n’est nullement indépendante. Elle est mise en place pour apporter le soutien aux ministères de l’Intérieur et de la Justice, et fournir un faux témoignage aux multiples opérations de fraude des élections et aux faux résultats qui seront annoncés”. Selon lui, pour assurer des élections libres et transparentes, il est impératif de procéder à la réforme du système électoral, en confiant à une commission indépendante, l’organisation et non pas l’observation des élections, cela signifie que le dossier ne doit plus être entre les mains des ministères de l’Intérieur et de la Justice. Cette commission devra bénéficier de tous les attributs d’une commission indépendante, à savoir des membres et un président élus ainsi qu’une autonomie budgétaire.

Pour une “transition démocratique”
Et encore, “ces conditions ne sont pas à même de garantir des élections propres à 100%, parce que la mentalité des personnes en charge de l’administration est basée sur l’arbitraire et la fraude. Mais cela réduirait au moins la fraude, comme première étape d’une transition démocratique”, a estimé Djaballah.   
Interrogé au sujet des rencontres de concertation avec les partis de l’opposition, Djaballah a indiqué avoir œuvré pour une concertation “sérieuse” avec l’opposition, et qu’“il y a eu quelques contacts avec certaines personnalités”. Mais, “malheureusement, il n’y a plus de confiance entre les partis, comme cela avait été le cas dans le cadre de l’instance de coordination. Cela dit, ces rencontres se poursuivent toujours avec certaines personnalités, dans le but de militer pour la défense du droit de la nation au choix et de fournir les conditions minimales pour que ces élections soient propres et transparentes”.  
Devant les cadres de son parti, Djaballah, qui a déploré “le flou” qui entoure l’élection présidentielle, a révélé que cela réside dans la nature “despotique” du régime, dont l’un de ses mensonges transcrits dans la Constitution du 23 février 1989, et qui a été réitéré dans les Constitutions de 1996 et de 2016, consiste à dire que le système de gouvernance et l’État sont démocratiques.


Amar R.



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