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31e ANNIVERSAIRE DES ÉVÉNEMENTS D’OCTOBRE 1988

Rassemblement à la mémoire des victimes à Béjaïa


Pour célébrer cette journée, les membres de l’association avaient organisé, jeudi dernier, une conférence-débat avec des témoignages poignants.

Un rassemblement a été organisé, hier, sur l’esplanade de la maison de la culture Taous-Amrouche de Béjaïa. Une action initiée à l’appel des membres de l’Association des victimes d’Octobre 1988 (AVO 1988) de la wilaya de Béjaïa, dans le cadre de la commémoration du 31e anniversaire de ces tragiques événements. 

Auparavant, des dizaines de personnes, dont des représentants de partis politiques de la mouvance démocratique et d’acteurs de la société civile qui s’étaient donné rendez-vous à 10h, ont déposé une gerbe de fleurs au pied de la stèle représentant une grande bougie et dédiée aux victimes du 5 Octobre 1988. Pour rappel, cinq jeunes avaient perdu la vie à la fleur de l’âge au chef-lieu de wilaya et treize autres avaient été blessés, dont certains sont handicapés à vie. Pour célébrer cette journée, les membres de l’association avaient organisé, jeudi dernier, une conférence-débat avec des témoignages poignants. On y apprend notamment que derrière les drames vécus dans leur chair par les familles qui ont perdu un des leurs, d’autres drames sont venus s’ajouter au point d’écraser littéralement certaines familles vulnérables. 

Elles sont accablées par la précarité, a déploré Aziz Yahoui, le président d’honneur de l’association. Et pour cause : hormis la dérisoire indemnité versée aux familles, les victimes n’ont aucun statut. Les mêmes témoignages avaient été brièvement rappelés lors de la prise de parole, après le dépôt de la gerbe de fleurs. Certains militants politiques ont rappelé que le pouvoir politique de l’époque avait commis une erreur stratégique, celle de tirer sur une population désarmée et à balles réelles. Mais la parenthèse a été très vite fermée, a poursuivi Salem Ouaret, président de l’AVO et père d’une victime qui déclare : “L’état d’urgence, instauré en 1992, a assujetti tous les partis politiques, les syndicats, les associations ; on a fermé tous les espaces d’expression.” Et cela, tranchera-t-il, a fait beaucoup de mal à la société, d’où le recul qui a permis la remise en cause des acquis d’Octobre 1988. Le point de vue est partagé par Hocine Boumedjane, militant de l’Union démocratique et sociale (non agréée) de Karim Tabbou et militant des droits de l’Homme : “Il était difficile d’activer sous l’état d’urgence.” Il estime qu’il faut faire le lien avec le 22 février.  Occasion pour Rachid Bedjaoui du Parti des travailleurs de dire : “Octobre 1988 a ébranlé, voire fait vaciller le pouvoir, mais celui-ci a su se tirer d’affaire en organisant lui-même la transition.” Et avec le mouvement du 22 février, le peuple, qui sort par millions tous les vendredis, ne se laissera pas faire une deuxième fois. Karim Bourdjioua du Comité de solidarité avec les travailleurs a invité son auditoire à lire l’interview de Saddek Hadjerès, qui a assimilé le mouvement du 22 février à l’été 1962. Façon de dire que l’histoire de la nouvelle Algérie s’écrit aujourd’hui.


M. OUYOUGOUTE



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