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A la une / Actualité

La décision a été adoptée hier en assemblée générale des travailleurs

Retrait de confiance au directeur du “Temps d’Algérie”


La tension qui prévaut depuis près d’une semaine au quotidien Le Temps d’Algérie s’est sensiblement détériorée à la lumière des derniers développements survenus hier au sein même de la rédaction de ce journal, dont trois journalistes et le rédacteur en chef ont été suspendus pour “faute professionnelle” et “passibles de mesures disciplinaires”, pour paraphraser le directeur de la publication, Mouloud Louaïl. En effet, à la veille du rassemblement de solidarité prévu demain à la maison de la presse Tahar-Djaout, les journalistes du groupe Temps nouveaux ont organisé une assemblée générale extraordinaire et ont pris trois décisions. 

Selon le rédacteur en chef, Saïd Mekla, “l’assemblée générale a décidé le retrait de confiance au directeur de la publication, le retrait de confiance au syndicat que les employés n’ont pas élu et la réintégration des journalistes suspendus”. Aussi, révèle notre interlocuteur, “les décisions prises par l’assemblée feront l’objet d’un procès-verbal et nous saisirons l’administrateur judiciaire désigné par l’État pour décider des suites à donner à cette situation”. Bien avant, précise la même source, les journalistes ont invité M. Louaïl à venir assister à cette assemblée pour débattre de la situation générale du groupe, mais surtout du cas des journalistes suspendus et dont le sort n’est pas encore connu. 

Ayant décliné leur invitation, les journalistes ont constitué une délégation pour aller le rencontrer dans son propre bureau, afin de le convaincre d’assister à cette réunion, en présence des employés du groupe. À la surprise générale, “quatre personnes, dont les salaires ont été augmentés en catimini, ont formé un bouclier. Après un accrochage verbal, le directeur aurait appelé la police. C’est ainsi que deux policiers en uniforme se sont rendus dans le bureau de M. Louaïl. Mais, ils ne tarderont pas à quitter les lieux sans adresser la parole à personne”, a indiqué Saïd Mekla, affirmant que M. Louaïl a, ensuite, quitté les lieux. Contacté par nos soins, M. Louaïl a indiqué avoir convoqué dimanche le conseil des journalistes “pour aplanir la situation et on a convenu de se rencontrer le lendemain à 10h (hier, ndlr) pour trouver un compromis. Il se trouve que les journalistes ont refusé cette démarche de dialogue, préférant organiser une assemblée à l’intérieur du journal”.

Selon notre interlocuteur, “la situation a dégénéré et ils se sont introduits dans mon bureau et m’ont agressé physiquement et verbalement. Je tiens à préciser que les policiers ne se sont pas introduits à l’intérieur du journal contrairement aux mensonges que certains veulent distiller”. 

Concernant les décisions prises par l’assemblée, M. Louaïl a indiqué que “les employés sont libres de prendre leurs décisions et de saisir qui ils veulent, car, moi aussi, j’ai ma propre démarche pour me défendre”.

 


FARID BELGACEM



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