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Premier anniversaire de sa disparition le 24 janvier 2016

Si Lhafidh, des maquis de l’ALN à l’opposition au régime


Cela fait une année que disparaissait à jamais Abdelhafidh Yaha, dit Si Lhafidh, officier de l’ALN et un des fondateurs du Front des forces socialistes (FFS), décédé le 24 janvier 2016 à Paris. Si Lhafidh est né le 26 janvier 1933 dans le village Takhlijt At Atsou, de la tribu d’At Illilten (commune d’Iferhounène), dans la wilaya de Tizi Ouzou. C’est en 1949 qu’il émigre en France en compagnie de père Bachir. Mais en septembre 1954, il rentre au pays pour prendre part au déclenchement de la guerre de Libération. Il avait 21 ans. Très vite, il prend contact avec les militants nationalistes de la région d’Aïn El-Hammam, dont Amar Ath Cheikh, une des chevilles ouvrières de l’organisation de l’ALN des premières années de la guerre. Il acquiert vite une réputation de grand baroudeur, mais aussi et surtout celle d’un homme juste et intraitable. En 1958, il sera l’un des rares responsables de la Wilaya III à se dresser contre les purges dites de “la bleuite”. Il n’a pas hésité à interpeller le colonel Amirouche et le prévenir sur les assassinats de moudjahidine, sous les ordres du capitaine Mahiouz. À l’Indépendance, la prise de pouvoir autoritaire menée par le clan d’Oujda l’a convaincu de reprendre le chemin de la lutte. Moins d’un an après l’Indépendance, il sera l’un des hommes clés de la naissance du FFS en septembre 1963. Après la démission du colonel Si Mohand Oulhadj du FFS, en octobre 1963, Si Lhafidh s’impose comme l’un des importants chefs du FFS. Au cœur de l’affrontement armé avec le pouvoir de Ben Bella-Boumediene, il maintient l’unité des rangs du FFS et poursuit la lutte après que Hocine Aït Ahmed eut été neutralisé le 17 octobre 1964. Au printemps 1965, il accepte de négocier le cessez-le-feu avec des représentants de Ben Bella, mais le putsch mené par Houari Boumediene a remis en cause, en partie, les négociations. Fin 1965, il part en exil sur demande expresse de Hocine Aït Ahmed. À partir de là, un autre épisode de la lutte politique commence pour Si Lhafidh. Durant un quart de siècle, il restera l’opposant intransigeant au pouvoir. Après un différend avec Hocine Aït Ahmed, il rentre seul au pays en 1989 pour poursuivre son chemin politique. Yaha Abdelhafidh a consacré les dernières années de sa vie à la rédaction de ses mémoires. Il est l’auteur de deux livres. Le premier est intitulé Ma guerre d’Algérie, au cœur des maquis de Kabylie1954-1962 et le second FFS contre dictature, de la résistance armée à l’opposition politique.

H. SaÏdani


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