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enseignants et fonctionnaires de l’éducation

Sit-in de protestation hier devant les académies

Sit-in des syndicats de l’éducation, hier, à travers le pays, © D.R

Malgré le temps relativement frais et les chutes de pluie, l’Intersyndicale de l’éducation a tenu les sit-in auxquels elle a appelé hier.  

Ils étaient des centaines de fonctionnaires — enseignants et travailleurs — du secteur de l’éducation nationale à tenir, hier, des sit-in de protestation devant les 50 académies du pays, à l’appel de l’Intersyndicale de l’éducation nationale qui compte six syndicats, à savoir le Snapest, le Snte et l’Unpef, le Satef, le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) et le Cnapeste.  Selon des syndicalistes, l’affluence des fonctionnaires de l’éducation à ces rassemblements était différente d’une wilaya à une autre, en fonction du degré de mobilisation, mais elle restait moins importante en raison des conditions climatiques quelque peu défavorables, notamment la pluie diluvienne qui s’est abattue sur certaines wilayas du pays en cette journée. et le fait d’avoir sacrifié aussi le repos de l’après-midi  pour la protestation, ont-ils fait remarquer.
Fait nouveau, des sit-in ont bien eu lieu dans la capitale à travers ses trois circonscriptions (Est, Ouest et Centre), rassemblant une affluence qui a atteint des centaines de personnes dans certains cas, a indiqué, dans une déclaration à Liberté, le président de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), Sadek Dziri. Ayant lui-même pris part à un rassemblement devant la Direction de l’éducation d’Alger-Ouest, sise à Chéraga, il a estimé que ce rassemblement s’est “bien déroulé”, sans “aucune interdiction, ni incident venus le perturber, contrairement aux précédentes actions engagées par l’Intersyndicale à Alger”. Ce qui détonne surtout par rapport à la déclaration de la veille où le collectif syndical avait fait état de “menaces et de pressions” qui auraient été exercées sur les grévistes de la part de l’administration en vue de les dissuader d’y prendre part.
Le porte-parole de l’Unpef, Abdelouahab Zougar, qui a pris part à un rassemblement organisé dans la wilaya de Mila, a fait état d’une bonne affluence, d’au moins 150 personnes des deux sexes de toutes catégories et de tous âges, à laquelle a contribué un climat favorable, notamment “un temps doux” qui a  caractérisé la journée. Au cours de leurs manifestations, les participants ont lu le communiqué contenant les revendications d’ordre socioprofessionnel soulevées par les syndicats dans leurs préavis de grève, a-t-il indiqué. Quant aux objectifs de ces rassemblements, le président de l’Unpef et non moins coordinateur de la Coordination des syndicats autonomes des divers secteurs de la Fonction publique (Casa), Sadek Dziri, a affirmé que cette protestation se veut “la continuité” de la grève du cartable qui a eu lieu la veille, en rappelant qu’elle visait à montrer les dispositions de l’Intersyndicale
à asseoir “un dialogue sérieux avec la tutelle, afin de ne plus recourir à la grève comme c’était le cas à cette occasion”. En tout état de cause, le bilan de ces deux actions de protestation sera fait demain jeudi, lors d’une réunion des six syndicats membres de la coordination autonome du secteur de l’éducation, et dont il paraît, selon la situation actuelle, qu’elle s’achemine vers l’escalade, a-t-il affirmé, avant de conclure par une note d’espoir : “Nous souhaitons un apaisement de la situation, c’est mieux pour tout le monde.” À vrai dire, “la grève a surtout servi d’avertissement au gouvernement, à l’instar de ce qui se passe dans le monde entier où une journée suffit pour montrer son ras-le-bol”, a indiqué Boualem Amoura.
Mais les protestataires vous diront que peu d’indices plaident en faveur d’un tel dénouement, en arguant le verdict du tribunal administratif de Bir-Mourad-Raïs (Alger) déclarant illégale  la grève et le peu d’empressement du ministère de l’Éducation nationale à délivrer l’avant-projet de PV des rencontres bilatérales de négociations comme promis. Un document dont l’importance réside dans le fait qu’elles peuvent être à l’origine de la poursuite de la grève, suivant l’évaluation qui en est faite par les bases respectives des syndicats. La même action a été observée dans plusieurs autres wilayas du pays, à l’instar de Béjaïa, de Sétif ou encore d’Oran où les syndicalistes ont promis de durcir davantage leur mouvement.


AMAR R.

 



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