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Le FMI baisse ses prévisions de croissance mondiale

Sombres perspectives sur les prix du pétrole

Siège du Fonds monétaire international. © D.R.

La révision à la baisse de la croissance mondiale pourrait pénaliser la demandeen or noir et enclencherait une nouvelle chute des cours.

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé avoir revu à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2019 qui reste “languissante”. Dans sa mise à jour des perspectives de l'économie mondiale publiée hier, le FMI table désormais sur une expansion de 3,2% cette année qui pourrait s’accélérer à 3,5% en 2020, soit 0,1 point de moins que lors de ses prévisions publiées en avril. Le rapport indique que le rebond de la croissance attendu en 2020 est précaire. Il repose sur une stabilisation dans les pays émergents et les pays en développement, aujourd’hui en difficulté, et sur des progrès dans le règlement des différends commerciaux. 
Dans la région du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord, de l’Afghanistan et du Pakistan, la croissance devrait être de 1% en 2019, avant de monter aux environs de 3% en 2020. Cette prévision est inférieure de 0,5 point de pourcentage à celle qu'avait publiée le FMI en avril, principalement du fait de la révision à la baisse de la prévision pour l’Iran, en raison de l’effet dévastateur du durcissement des sanctions américaines. En Chine, les effets négatifs de l’escalade des droits de douane et de l’affaiblissement de la demande extérieure ont accentué la pression sur une économie déjà plongée dans un ralentissement structurel. 
Cette révision à la baisse de la croissance mondiale pourrait pénaliser la demande d'or noir à venir. Les récentes tensions dans le détroit d'Ormuz auraient pu tirer les prix du pétrole vers le haut. Ce n’est pas le cas. “La montée des tensions dans le détroit d’Ormuz, où les États-Unis renforcent leur présence pour protéger le passage de pétroliers, n’a que peu d’effet sur les cours”, rapporte l’agence Reuters. “Le sentiment s’est brutalement détérioré ces derniers jours sur le marché pétrolier, où fonds spéculatifs, producteurs et traders adoptent une position plus défensive dans l’anticipation d’un affaiblissement durable de la demande mondiale”, indique l’agence. Avec la guerre commerciale sino-américaine qui fait craindre un ralentissement de la croissance mondiale, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a récemment réduit ses prévisions pour la demande de pétrole en 2019 et 2020, et pourrait les baisser encore si l’activité en Chine continuait de ralentir. Intervenant lundi lors d’une rencontre organisée par le Cercle d'action et de réflexion autour de l'entreprise (Care), l’ancien P-DG de Sonatrach Abdelmadjid Attar a exclu une hausse significative des prix du pétrole. “Il n’y aura pas d’augmentation du prix du baril. Il ne faut plus croire au père Noël”, a-t-il souligné, pour la simple raison que “le monde est en train de connaître une transition énergétique”. Au-delà de la question du prix du pétrole, M. Attar a évoqué le déclin de la production algérienne d’hydrocarbures, depuis plusieurs années. “Elle continuera de baisser”, a-t-il annoncé, expliquant que la plupart des gisements algériens produisent depuis 50 ans. “Il n’y a que quelques gisements qui ont été découverts dans les années 1990 dans le bassin de Berkine. Ils ont dépassé le plateau de production. Ils sont en déclin”, a affirmé M. Attar. 
 

Meziane Rabhi



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