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Face à la crise qui secoue la centrale syndicale

UGTA : la direction veut dialoguer avec les opposants

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Ébranlée par une opposition qui a remis en cause la légalité du 13e congrès et la légitimité des membres du secrétariat national, la nouvelle direction de l’Ugta décide d’ouvrir les canaux du dialogue avec les frondeurs dans le but de désamorcer la crise. Ainsi, une offre de dialogue a été proposée notamment aux 5 unions de wilaya qui ont affiché leur mécontentement. Les représentants de ces wilayas, en l’occurrence Alger, Saïda, Béjaïa, Tlemcen et Tizi Ouzou, instances qui ont boycotté le congrès, ont tenu hier une réunion au siège de l’Union d’Alger. Les avis par rapport à la réponse à donner à cette proposition du nouvel exécutif de la Centrale syndicale étaient partagés. Hier, jusqu’en fin d’après-midi, aucune décision n’avait été prise à ce propos.

Face à cette situation, les participants à cette rencontre se sont donné un temps de réflexion. Ils se reverront aujourd’hui, et décideront de manière définitive d’une réponse à la suggestion de concertation du staff du nouveau SG, M. Labatcha. Il est à noter que d’autres unions de wilaya et différentes fédérations ont rejoint le mouvement de protestation, appelé mouvement de redressement ou de réappropriation de l’Ugta par les travailleurs. Le congrès national extraordinaire de réappropriation de l'UGTA par les travailleurs est plus que jamais à l'ordre du jour, a indiqué Noureddine Bouderba, un ancien cadre syndical. Pour lui, rien ne peut remplacer l’implication des travailleurs qui doivent être les premiers et les derniers à décider de tout ce qui touche à la refondation de l’UGTA. 

 

B. K.