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son ex-patron est placé en détention provisoire

Un DG intérimaire à la tête de la PCH

© Louiza Ammi/Liberté

Le prochain patron de l’institution sera choisi selon des critères qui n’ont pas, semble-t-il, prévalu par le passé. Il n’aura aucun lien avec le monde du médicament. 

En attendant la nomination d’un nouveau directeur général, c’est M. Lograda qui est passé, à titre intérimaire, aux commandes de la Pharmacie centrale des hôpitaux dont l’ancien patron a été placé en détention préventive, dimanche dernier, inculpé avec ses deux collaborateurs dans une affaire de passation de marchés. L’actuel intérimaire de cet établissement public de distribution de médicaments et de dispositifs médicaux occupait les fonctions de DGA au sein de la PCH avant l’arrestation de son ex-patron, Tarek Djaboub. 
Cette désignation provisoire semble être urgente pour assurer la continuité de l’activité de base de cet établissement, d’autant que la demande en moyens de protection et autres dispositifs médicaux s’est sensiblement accrue en ces temps de crise sanitaire induite par le Covid-19. “Il fallait bien installer un intérimaire en attendant de trouver et d’engager la personne qu’il faut pour ce genre d’établissement public dont la mission principale est d’approvisionner l’ensemble des établissements de santé. L’intérimaire en question est un enfant de la PCH”, nous a affirmé, hier, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid. En effet, la tutelle a pris le soin, au lendemain de l’arrestation de l’ex-DG avec ses deux collaborateurs, le directeur des achats ainsi que le sous-directeur en charge des équipements médicaux, de procéder à la désignation d’un responsable provisoire à la tête de la PCH. Cet établissement public, qui fait office de centrale d’achats, approvisionne plus de 1 200 hôpitaux et autres structures de santé publiques et privées. Abordant les critères et le profil recherché pour le prochain directeur général, le ministre de la Santé n’a pas caché ses intentions. Il est à la recherche d’un manager.

Intégrité et compétence 
“Effectivement, le ministère est à la recherche d’un manager répondant aux exigences et à un profil préétabli par la tutelle. Nous sommes à la recherche d’un cadre gestionnaire qui n’a aucun lien avec le domaine de la pharmacie ou de la production ou de la distribution des médicaments. Nous cherchons un économiste gestionnaire qui répond à trois critères : intégrité,  compétence et fidélité”, indique-t-on. Qu’est-ce que vous entendez par fidélité ? à cette question, le ministre dira : “Il est important d’installer un cadre gestionnaire qui remplit tous ces critères et qui soit fidèle aux orientations de sa hiérarchie.” En fait, il est question d’une mission qui ne ressemble aucunement à celle des autres entreprises.

La nomination d’un gestionnaire qui n’est pas issu de la sphère des médicaments évitera de mettre ou d’impliquer l’établissement dans des situations de conflit d’intérêts ou trafic d’influence. Notre interlocuteur rappellera l’importance d’un tel établissement dans le système national de santé. “Le responsable de la PCH est censé gérer les achats, la distribution, les stocks de sécurité et de souveraineté. La tâche confiée à la Pharmacie centrale des hôpitaux est très importante”.   
Rappelons que les postes de secrétaire général et de directeur général de la pharmacie au niveau du ministère de la Santé n’ont pas encore été pourvus. L’ancien secrétaire général, Yahia Dahar a été limogé quelques semaines après l’arrivée d’Abderrahmane Benbouzid au département. Alors que la candidature de Mohamed Nibouche au poste de DG de la pharmacie n’a pas été retenue.

En somme, la tutelle cherche à mettre en place un système de gestion qui met la PCH à l’abri des soubresauts qu’elle a connus par le passé. Rappelons également que cette centrale des achats des produits médicaux est dotée d’un budget annuel qui avoisine les 600 millions d’euros. L’affaire dite de passation de marchés au niveau de la PCH n’a pas encore livré tous ses secrets et dont l’instruction se poursuit toujours. Selon nos sources, d’autres cadres risquent d’être éclaboussés, d’autant que la justice ne vient que d’ouvrir le dossier de la corruption dans le secteur de la santé.

Hanafi H.


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