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Création de 7 ministères délégués et de 4 secrétariats d’état

Un séquençage sur fond de populisme

Siège du Palais du gouvernement. © D.R

Au moment où l’Algérie vit une crise financière des plus difficiles, l’État maintient son train de vie très dépensier.

La présidence de la République vient d’introduire de nouveaux portefeuilles ministériels au gouvernement, synonymes de dépenses supplémentaires que les pouvoirs publics devraient en principe éviter en ce temps de vaches maigres. Le chef de l’État vient de créer dans ce nouvel Exécutif, 11 nouveaux départements dont 7 ministères délégués et 4 secrétariats d'État. La création de ces portefeuilles ministériels exige, cependant, l’amassage de nouvelles ressources financières qui doivent être puisées incontestablement dans les caisses de l’État.

Or, celles-ci ont été vidées par la conjoncture économique défavorable que traverse le pays depuis l’année 2014. De quelles sources disposeront les pouvoirs publics pour la mise en place de ces nouvelles institutions ? Car, toute institution doit disposer d’un édifice qui l’abritera, d’un personnel étoffé et qualifié qui la fera évoluer et d’un indispensable budget avec lequel elle assurera son fonctionnement. Autant d’exigences que doit satisfaire l’État dans l’immédiat. Alors on se pose la question sur l’efficience de la création de tous ces départements ministériels.

Ces 11 nouveaux ministères délégués et secrétariats d’État sont-ils incontournables ? Abstraction faite du ministère délégué chargé des Statistiques et de la Prospective, confié au revenant Bachir Messaïtfa, qui, si on lui accorde l’importance nécessaire, devra proposer une planification efficiente pour le pays, la création des autres départements ne constitue pas vraiment une utilité absolue. 

Absence d’un ministère de l’Économie
Même si l’on juge impératif leur rôle, ils peuvent être installés toutefois, en tant que structures centrales ou démembrements au sein des ministères concernés, suivant les différents secteurs. C’est le cas du ministère délégué chargé de l'Agriculture saharienne et des Montagnes, attribué au Pr Foued Chehat. Idem pour le ministère délégué chargé du Commerce extérieur, pour ne citer que ces deux exemples.

De nombreux observateurs s’interrogent effectivement sur l’opportunité de créer de véritables portefeuilles ministériels pour des domaines liés entre autres à l'Agriculture saharienne et les Montagnes, le Commerce extérieur, l’Industrie pharmaceutique, l’Environnement saharien, les Incubateurs, l'Industrie cinématographique… qui peuvent être gérés aisément par un seul ministre, selon chaque secteur d’activité. Au lieu de s’attarder sur des départements inopportuns, voire superflus, la Présidence aurait dû penser à un grand ministère de l’Économie, l’enjeu majeur de l’heure et l’instrument qui révisera à la hausse la croissance du pays à l’avenir.

Cette nouvelle composante gouvernementale, faut-il le reconnaître, apporte en fait un cinglant démenti aux déclarations du porte-parole de la Présidence, Belaïd Mohand-Oussaïd qui a affirmé jeudi qu’elle (la composante) se veut “le lancement du changement économique en Algérie, conformément aux promesses faites par le président de la République lors de sa campagne électorale et affirmées dans son discours à la nation lors de sa prestation de serment”. 

 

 

 

 


B. K.


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