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Projection du documentaire “Hirafi” à la Cinémathèque d’Alger

Une fenêtre sur le monde de l’artisanat


“1 artisan + 1 atelier = 2 minutes d’espoir”. C’est à partir de cette idée qu’est né le nouveau concept du laboratoire de création artistique Makook. Faire connaître les artisans algériens des 48 wilayas, les filmer dans leur élément, leur atelier, et poser un nouveau regard sur ces métiers manuels délaissés tant par la société que par les pouvoirs publics était l’objet des travaux de Wahid Tachouche projetés en avant-première jeudi soir à la Cinémathèque d’Alger. À cheval entre le documentaire et la série, sous le nom de Hirafi (artisan), cette première saison de 12 épisodes de 2 à 3 minutes, qui seront diffusés une fois par semaine à partir d’aujourd’hui sur la plateforme www.hirafi.org, ainsi que sur les pages Facebook et Instagram de Makook, va à la rencontre des hommes et des femmes de l’ombre qui contribuent à sauvegarder l’identité et l’authenticité algériennes. Mais, parfois, la reconnaissance n’est pas toujours au rendez-vous. Comment, dès lors, préserver ces métiers qui font notre richesse culturelle ? Pour le réalisateur Wahid Tachouche, l’expérience Hirafi ne se limite pas à filmer des gens dans leur atelier. “On voudrait que ce soit une vitrine au niveau non seulement national, mais aussi international. Parce que j’ai remarqué que les étrangers connaissent mieux nos artisans que nous. Mon but est de les faire connaître chez nous, pour qu’ensuite, ça devienne une fenêtre sur l’extérieur”, a-t-il lancé lors du débat de fin de projection.  Des ateliers d’artisans fromagers, souffleurs de verre, ferronniers, menuisiers, relieurs, Tachouche pénètre à l’intérieur de ces antres de la passion, puis observe les gestes machinaux  mais pleins de délicatesse de ces créateurs. Mehdi Nabil, un des initiateurs du projet, explique que de vrais orfèvres ont pu être découverts, à l’image d’un dinandier d’Alger, dont l’une des œuvres est exposée au musée du Louvre. “On se demande pourquoi on ne les connaît pas”, a-il dit. “À travers leurs confidences, on comprend ce sentiment d’amertume quant aux promesses d’aide et de soutien des pouvoirs publics.” À noter qu’une deuxième saison de Hirafi est en préparation. Les initiateurs du projet lancent, à cet effet, un appel à tous les artisans à travers toutes les wilayas du pays. 

Yasmine Azzouz



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