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Arboriculture

Une filière en pleine expansion


Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche (Madrp), Abdelkader Bouazghi, indique que la production agricole assure une offre suffisante sur le marché national. Mieux, des excédents ont été enregistrés dans plusieurs filières.
Ce qui lui permet de dire que l’Algérie a atteint ces derniers mois l’autosuffisance sur certains produits agricoles et agroalimentaires de base. Un tel avantage ouvre la voie d’accès au marché international en exploitant des niches avérées au profit du produit local.
Pour M. Bouazghi, le chemin menant vers la sécurité alimentaire, synonyme de souveraineté nationale, est bien tracé. Il suffit de doubler d’efforts pour concrétiser de tels objectifs. Au cours d’une rencontre nationale sur la campagne arboricole 2017-2018, organisée hier par son département, le ministre a établi un bilan sur la filière et énoncé quelques perspectives de son développement. Ainsi, la surface agricole réservée aux arbres fruitiers de tous les genres de fruits est évaluée à 262 000 ha en 2018 contre 154 000 ha en 2000, soit une hausse de plus de 70%. Ce qui équivaut à 3% de l’ensemble de la surface agricole utile (SAU). En termes de production, le volume produit a avoisiné les 17 millions de quintaux durant l’exercice actuel.
Ce chiffre, en revanche, dépassait à peine les 4 millions de quintaux, il y a 18 ans, soit une augmentation de 273%. Le ministre a précisé que pour la catégorie des fruits à noyaux, la production a dépassé les 6,1 millions de quintaux, tandis que celle des fruits à pépins a été de l’ordre de 8 millions de quintaux. En valeur, la production arboricole a été estimée à près de 198 milliards de dinars en 2018 contre 121 milliards de dinars en 2010.
 C’est l’équivalent de 8% de la valeur globale de la production agricole nationale durant l’exercice actuel. La filière emploie également quelque 1,6 million de personnes de manière régulière et saisonnière. La production fruitière répond totalement, selon le ministre, aux besoins nationaux évalués à 40 kg/an/habitant. Cette moyenne nationale n’est pas négligeable si on la compare à la consommation de par le monde. La situation plus ou moins avantageuse qui prévaut dans cette filière a offert l’opportunité aux dirigeants du secteur de réaliser quelques opérations d’exportation vers plusieurs pays. Abdelkader Bouazghi a, dans ce sens, avancé le chiffre de 409 tonnes de fruits exportés vers la Thaïlande, l’Espagne, le Vietnam et la Russie.
À la lumière de tous ces résultats, la filière joue, affirme le ministre, un “rôle économique et social important en contribuant à l’autosuffisance dans les fruits frais et transformés, au développement des industries agricoles et agroalimentaires, à la mise en valeur et l’exploitation idoine des zones montagneuses et des régions qui se caractérisent par un climat local. L’arboriculture arrive aussi à dégager des excédents à partir d’une offre suffisante, dédiés à l'exportation”.


B. K.         

 


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