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Commémoration du 5 Octobre 1988

Une marche improvisée à Oran

Hier, à Oran, lors de la marche à l’occasion du 5 Octobre 1988. © D.R

“Un seul octobre suffit.” C’était sur une banderole brandie le 5 octobre 1989 à Bethioua par les manifestants qui commémoraient l’anniversaire du soulèvement populaire d’Octobre 88. “On avait déposé une autorisation déclarative au commissariat d’Arzew”, se souvient Nacer, un des acteurs d’Octobre et figure du hirak oranais. “On pensait naïvement qu’on avait décroché la démocratie, mais une année plus tard, c’était le règne des islamistes”, ajoute celui qui avait été emprisonné avant de bénéficier de la grâce du président Chadli Bendjedid, comme le furent des milliers d’autres Algériens. Hier, ils étaient plus d’une cinquantaine à avoir répondu à l’appel du groupe “Gaâda politique place d’Armes” pour commémorer le 31e anniversaire du 5 Octobre. Ce groupe, qui anime des agoras sur la place du 1er-Novembre depuis le début de la contestation populaire pour débattre de l’actualité politique liée au hirak, a invité des témoins directs des événements d’Octobre pour livrer leurs témoignages, comme nous le dira un des animateurs de ce groupe. 

Il sera question d’arrestations arbitraires de manifestants transportés par camions militaires au chantier naval de Mers El-Kébir, faute de place à La Casbah, de tortures systématiques et de morts d’Octobre qui seront difficilement comptabilisés en l’absence de données fiables. Après une minute de silence observée à la mémoire de “tous les morts pour la démocratie”, un orateur a rappelé l’importance de cette date pour la mémoire collective et affirmé que nul ne peut oublier la répression qui s’est abattue sur les jeunes et les rivières de sang qui ont coulé. 

À la fin de cette agora, une marche vers le siège de la wilaya a été improvisée par les participants où les slogans phare du hirak ont été scandés. “Ni Bedoui ni Bensalah”, “Ni Tebboune ni Benflis”, les manifestants ont réitéré leur opposition à l’élection du 12 décembre sous la conduite du gouvernement Bedoui, appelant les indécis à s’engager aux côtés du hirak. “Ayouha el waqifoune, kouloukoum maâniyoune” (Vous les attentistes, vous êtes tous concernés), a crié la foule.


Saïd OUSSAD 



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