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Filière céréales

Une production en deçà des besoins

L’autosuffisance alimentaire, un défi à relever. © APS

L’Algérie ne peut arriver, du jour au lendemain, à une autosuffisance en céréales, notamment en blé tendre. Notre pays continuera à solliciter les pays partenaires pour répondre à la demande nationale.

Considérée comme l’un des principaux éléments à même de garantir une sécurité alimentaire durable, la filière céréales se trouve de nos jours au cœur de la politique du renouveau agricole en Algérie. La consommation hors normes des produits céréaliers en Algérie (220 kg par an et par habitant) fait que toute contre-performance dans la production locale contraint les pouvoirs publics à recourir à l’étranger pour couvrir les besoins nationaux.

Un déséquilibre entre l’offre et la demande peut engendrer de sérieuses perturbations dans l’approvisionnement du marché. L’Algérie, faut-il le reconnaître, ne peut pas arriver, du jour au lendemain, à une autosuffisance en céréales, notamment en blé tendre. Notre pays continuera à solliciter les pays partenaires pour répondre à la demande nationale. Une réalité confirmée lors de la conférence nationale sur la céréaliculture organisée hier par le ministère au Centre international des conférences (CIC).

“Pour pouvoir développer la filière des céréales, il faut réaliser un bond qualitatif dans la maîtrise des systèmes de production qui fait face à des contraintes liées aux itinéraires techniques, à l’approvisionnement, au stockage, à la formation et à l’encadrement (…)”, déclare, d’emblée, le ministre de l’Agriculture, Chérif Omari, dans son allocution.

En dépit de tous les efforts consentis et de l’intérêt accordé par le ministère de tutelle, la production céréalière demeure insuffisante avec une moyenne qui a avoisiné les 41 millions de quintaux durant la période allant de 2013 à 2018. Ce qui équivaut uniquement à 30% des besoins nationaux. D’où le recours inéluctable aux importations, notamment pour le blé tendre. Cela dit, la valeur de la production céréalière a atteint 220 milliards de dinars en 2018 dont 141 milliards de dinars de blé dur.

De la valeur globale de la production agricole, celle des céréales représente 7,5%. Il est recensé quelque 600 000 exploitations agricoles spécialisées dans le domaine occupant une superficie totale de 3,5 millions d’hectares, soit 41% de la surface agricole utile (SAU). L’un des défis que doit relever le département de M. Omari est l’amélioration de la productivité, du rendement à l’hectare et l’exploitation maximale des potentialités existantes. Un travail de recherche plus approfondi sur la production des semences et la mécanisation de la filière sont deux paramètres également recommandés.

Ce sont là les quelques recommandations qui ont sanctionné les travaux des 5 ateliers installés au cours de cette rencontre. Ainsi, dans le cadre de la régulation et de la rationalisation des importations, il est proposé de définir au préalable les besoins nationaux à moyen et long termes suivant les divers modes de consommation. Les capacités réelles de la production nationale doivent être, à ce propos, bien examinées et connues.

En matière de gestion des stocks de sécurité, les experts présents suggèrent la mise en place d’un organisme indépendant doté de toutes les prérogatives nécessaires pour cette mission. Sur un autre registre, il est jugé utile d’identifier les zones à fort potentiel productif qui seyent à la céréaliculture. L’intérêt pour la création d’une société nationale de production des semences est aussi affiché par les participants à cette conférence.

Par ailleurs, ces derniers estiment qu’il est primordial de préciser la relation entre l’Office algérien interprofessionnel des céréales (Oaic) et les coopératives publiques (Ccls) et privées. Ils recommandent, en outre, la révision du système des subventions destinées à la consommation. Une attention particulière est aussi portée pour la production céréalière au sud du pays de par les performances concrétisées dans ce domaine par les agriculteurs de cette région.

Le ministère compte se doter également d’un système d’évaluation et de suivi de la politique de développement de la filière dans ses volets liés à la production et aux importations. Cette mission sera confiée à une commission centrale au ministère. Il est à noter que toutes ces orientations seront consignées dans une feuille de route qui servira de document de travail de base pour tous les acteurs de la filière. 
 

B. K.

 



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