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ÉCHEC DE LA POLITIQUE DE PRÉVENTION CONTRE LA DÉLINQUANCE ROUTIÈRE

10 morts et 90 blessés au quotidien dans l’indifférence

© D. R.

Mobilisés depuis le 22 février dernier dans le cadre des marches populaires contre le système et ses symboles, policiers et gendarmes n’ont pas pu contenir le volet lié à la politique de la prévention routière. Les pouvoirs publics, eux, semblent assumer l’échec de cette politique financée à coups de milliards de dinars. Décryptage.

Les chiffres du CNPSR (Centre national de prévention et de sécurité routière) sur le nombre de morts et de blessés sur nos routes donnent le tournis. Et si les sinistres routiers ont enregistré une baisse durant les années 2017 et 2018, il n’en demeure pas moins que depuis le début de l’année en cours, les statistiques sont reparties à la hausse et inquiètent la conscience nationale qui s’interroge sur l’ampleur des accidents de la circulation routière en Algérie.

Une hausse notamment constatée depuis le 22 février dernier où policiers et gendarmes, réquisitionnés et mobilisés dans le cadre des marches populaires contre le système et ses symboles, ont baissé de vigilance au même titre que les pouvoirs publics qui semblent assumer l’échec de la politique de la prévention routière financée à coups de milliards de dinars.

Avec une moyenne quotidienne de 10 morts et 90 blessés, l’Algérie risque vite de retrouver le sinistre classement des pays où la délinquance routière est légion. En effet, si l’on se fie aux chiffres du CNPSR, 1600 personnes ont trouvé la mort et 16 200 autres ont été blessées dans 11 753 accidents de la circulation, survenus durant le premier semestre de 2019 à travers plusieurs régions du pays.

Ce centre est formel : le nombre de décès causé par les accidents de la route a connu une augmentation de 9,7% par rapport à 2018, celui des blessés de +1,11%, et des accidents de la circulation +2,14%. Rien que ça ! Pour cause, le même centre avait enregistré 3310 décès et 23 570 blessés dans 23 024 accidents de la route en 2018, soit un recul de 9,04% pour le nombre de morts et de 10,24% pour celui des blessés par rapport à 2017, tandis que le nombre d’accidents avait baissé de 8,04%.

Voilà un acquis perdu pour un pays qui débourse plus de 100 milliards de dinars pour la prise en charge des blessés, sachant qu’une personne handicapée à cause du “terrorisme routier” coûte 10 millions de dinars/an. Du reste, selon ledit centre, les nouveaux titulaires du permis de conduire de moins de 2 ans sont à l’origine de 2424 accidents de circulation enregistrés au niveau national, durant cette période, alors que les titulaires du permis de conduire de 5 à 10 ans sont à l’origine de 2979 accidents de la circulation. Une hausse expliquée par l’insouciance des novices du volant, dont la majorité est réfractaire au code de la route devant le vide constaté de la lutte contre ce phénomène mortel. 

Aussi, les conducteurs ne possédant pas de permis de conduire sont responsables de 1330 accidents de circulation, alors que les chauffeurs professionnels ont été impliqués dans 1777 accidents de circulation, notamment les conducteurs des semi-remorques et des bus. Là aussi, on relève un taux de 16,68% des conducteurs impliqués dans des accidents de circulation au niveau national pendant la même période, tous âgés de 18 à 24 ans, et de 27%, âgés de 30 à 39 ans.

De l’excès de vitesse, des dépassements dangereux, le non-respect de la distance de sécurité, la perte de contrôle du véhicule et les manœuvres dangereuses sont à l’origine de ces accidents. Enfin, souligne le même centre, les véhicules légers ont été à l’origine de 8031 accidents de la circulation, les taxis à 400 accidents et les camions à 895, ajoutés aux motocycles à l’origine de 1806 accidents de la route, en sus de 360 autres accidents dus aux véhicules de transport des voyageurs.
 

F. B.

 



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