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L’Algérie profonde / Centre

TAMANRASSET

La mangue inonde le marché local


Soumise à une autorisation technique préalable d’importation portant toutes les prescriptions phytosanitaires spécifiques du produit, la mangue africaine trouve étrangement le moyen d’échapper au contrôle transfrontalier. Sa présence sur le marché local malgré les mises en garde des services agricoles allant jusqu’à l’interdiction motivée par les effets néfastes du produit contenant des organismes nuisibles à la flore et aux champs agricoles, renseigne ainsi sur la défaillance des dispositifs mis en place pour réguler l’importation de ce fruit tropical dans le cadre du commerce du troc, mais aussi sur le trafic “soutenu par des autorités parallèles et des forces invisibles” qui ont l’entregent de transformer nos frontières, verrouillées depuis juin 2013, en véritables passoires. C’est du moins l’avis de certains responsable locaux  qui exigent  une enquête  et des constats sans complaisance, sur ce filon exploité par des réseaux mafieux au nom des troqueurs de la région. Une accusation rejetée en bloc par le directeur du commerce de la wilaya de Tamanrasset, Abderrahmane Berchiche, qui a tenu à expliquer que les quantités de mangue étalées sur le marché local ont été importées frauduleusement. “L’acheminement de ce produit, précise-t-il, est soumis à un contrôle rigoureux  aux frontalières et à des procédures draconiennes. D’abord, l’importateur doit passer par les inspecteurs des services agricoles pour se faire délivrer un certificat phytosanitaire, avant qu’il soit contrôlé par nos services sur le plan qualité et conformité afin de lui délivrer un certificat d’entrée du produit qu’il présentera impérativement aux services douaniers pour franchir la frontière.” M. Berchiche persiste et signe que la mangue vendue à Tamanrasset n’est pas passée par le poste de contrôle transfrontalier  comme pour signifier qu’ils existent des couloirs de contrebande et des itinéraires révélant une complicité multiforme. Ce qui n’est pas du ressort de la direction du commerce qui aura réactivé ses mécanismes de lutte en opérant plusieurs saisies de la mangue, dont la toute dernière s’évalue à 100 kg. Plusieurs brigades de lutte contre la fraude ont été ainsi déployées pour sillonner les marchés et les espaces commerciaux de Tamanrasset, indique le même responsable en faisant savoir que ce fruit tropical a été interdit même lors de la Foire internationale de l’Assihar qui, rappelons-le, s’est tenue du 10 au 20 mars.


R. K.



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