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L’Algérie profonde / Centre

Les prix des fruits et légumes connaissent une hausse exceptionnelle

La mercuriale s’affole à Tamanrasset

Les intermédiaires pointés du doigt dans la hausse des prix. © D.R

Certains produits, à l’exemple de la courgette, du haricot vert, de la tomate et de la carotte, sont quasiment inaccessibles.

Inabordables dans l'ensemble des marchés de la ville, les prix des fruits et légumes ont connu une envolée exceptionnelle à Tamanrasset. La mercuriale s’affole sérieusement dans cette région où les prix de certains produits, à l’exemple de la courgette, le haricot vert, la tomate et la carotte, cédés respectivement à 200, 250, 220 et 180 DA/kg, sont quasiment inaccessibles, notamment pour les maigres bourses et les familles démunies, qui reviennent souvent bredouilles. Même constat pour le prix de la pomme de terre et de l’oignon qui a atteint les 90 et 80 DA/kg. 

Au marché communal comme dans tous les magasins de la ville de l’Ahaggar, la flambée des prix des fruits et légumes nourrit quotidiennement les spéculations et les discussions entre consommateurs qui devraient serrer la ceinture pour pouvoir garnir leurs marmites. Nul besoin de parler du prix de la banane ou encore de la pomme qui, cédées entre 350 et 550 DA/kg, semble atteindre des altitudes vertigineuses. D’après les consommateurs rencontrés à l’ancien marché de fruits et légumes, aucun produit n’est épargné par la hausse qui a poussé certains ménages au faible revenu à adopter une nouvelle politique dépensière en se passant de quelques produits, dont l’aubergine, le concombre et la laitue, lesquels sont vendus entre 150 et 200 DA/kg.

Du côté des marchands, cet affolement est dû à l’approvisionnement irrégulier de l’unique marché de gros de la ville de Tamanrasset, ainsi qu’à la hausse des marges appliquées par les grossistes. Ces derniers évoquent aussi le problème de transport et l’état dégradé de la route menant vers le chef-lieu de la wilaya de Tamanrasset et les autres municipalités enclavées, dont Tin Zaouatine, In Guezzam, Silet et Abalessa. Pour remédier à cette situation qui dure depuis plusieurs années, des propositions ont été faites par les autorités pour en finir avec la dépendance de cette wilaya à fort potentiel agricole des autres wilayas du nord du pays. Cependant, les bonnes initiatives butent étrangement sur l’absence de volonté des responsables de ce secteur, livré, a-t-on dénoncé, aux trafiquants de cheptel caprin et du business des produits subventionnés par l’État, tels que l’orge et les autres produits destinés à l’élevage. À la direction locale du commerce, on a imputé la hausse des prix des fruits et légumes à l’absence d’une production locale en mesure de couvrir la demande locale, mais surtout aux intermédiaires sans foi ni loi qui imposent leur diktat à l’aune du monopole détenu par certains grossistes connus dans cette région du grand Sud. 


RABAH KARÈCHE



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