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L’Algérie profonde / Centre

conséquence de la canicule qu’a connue la wilaya de béjaïa

La production de figues chute de 50%

La région de Beni Maouche est réputée pour la qualité de ses figues. © D.R

La chaleur caniculaire du mois de juillet a été néfaste pour les figueraies.

La production de figues fraîches, particulièrement affectée cette année par la canicule qui y sévit depuis la fin du mois de juin, a chuté considérablement dans la wilaya de Béjaïa. Bien que l’on parle çà et là d’une baisse de quelque 40%, le président de la chambre d’agriculture de Béjaïa, Hamaï Mohamed, la situe à plus de 50%. Il nous a expliqué que “le fruit jaunit et tombe du fait de l’humidité et de la chaleur qui ont sévi ces dernières semaines”. C’est ce qui explique, selon lui, cette importante baisse, précédée et qui sera suivie, ajoutera-t-il, de la décroissance de la production de la figue sèche, d’où l’augmentation du prix de cet autre fruit la saison dernière. 
Une tendance qui devrait automatiquement se poursuivre. Il est vrai que depuis quelques jours, les Béjaouis et les estivants qui viennent des wilayas de l’intérieur et de l’étranger – on pense notamment à la communauté algérienne – sont abasourdis par le prix des figues fraîches, vendues aux marchés et sur les routes. Ce fruit de saison est vendu entre 300 et 600 DA, voire 700 DA. C’est le cas des figues fraîches d’un certain calibre, alors que d’habitude la figue fraîche doit être mûre. Mais la chaleur caniculaire du mois de juillet a été néfaste pour les figueraies. Et cette année, le mûrissement est retardé, et les fruits sont tombés avant qu’ils ne soient mûrs, a confirmé un habitant du village Ifrène (commune de Toudja). Sur les ondes de la radio locale, le SG de l’Association des figuiculteurs d’Aït Maouche, Bekkouche Aomar, a déclaré avec affliction : “Les efforts fournis cette année par les agriculteurs sont partis en l’air. Ils ont labouré leurs figueraies en hiver et au printemps, ils ont entretenu leurs figuiers comme il se doit. À chaque branche, ils ont, dans les délais, suspendu des caprifigues, c’est-à-dire des figues mâles non comestibles, d’où sortiront de petits insectes pour polliniser et féconder les figues comestibles. Mais ce travail laborieux a été réduit presque à néant par la chaleur excessive du mois de juillet.” Impuissants, les agriculteurs observent avec regret les dégâts provoqués. Le SG de l’association, qui s’attelle à organiser, les 1er et 2 octobre, un séminaire national sur les figues à Beni Maouche, déclare avec regret : “D’habitude à la mi-août, les figues sont bien mûres et commencent déjà à sécher dans les séchoirs. Cette année, le mois d’août a bien avancé et il n’y a pas encore de profusion de figues fraîches bien mûres.”


M. OUYOUGOUTE



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