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L’Algérie profonde / Centre

dRéhabilitation des routes de la ville d’IN SALAH

La société civile dénonce les imperfections et le bricolage

Entrée de la ville d’In Salah. © D.R.

Plusieurs dépassements liés particulièrement au non-respect des normes techniques sont signalés.

Le président de l’Onscpc (Organisation nationale de la société civile et la promotion de la citoyenneté) d’In Salah, Abdelkrim Bouafia, vient de sonner le tocsin en interpellant officiellement le directeur de l’administration locale de wilaya au sujet des imperfections et des irrégularités constatées dans la réhabilitation des routes de la capitale de Tedekelt. Dans une correspondance, également adressée au wali d'In Salah, au P/Apc, au directeur délégué des travaux publics et au responsable du laboratoire des travaux publics dans le grand Sud, l’Onscpc a fait état de plusieurs dépassements liés particulièrement au non-respect des normes techniques relatives au projet de revêtement des routes dans plusieurs quartiers de la ville. Le document, dont nous avons une copie, dénonce ainsi le bricolage et l’amateurisme de l’entreprise réalisatrice, mais aussi le laxisme des autorités compétentes, dont le bureau d’études chargé du suivi et du contrôle. La démarche de l’organisation, explique-t-on dans la lettre de doléances, fait suite aux cris plaintifs des citoyens qui se sont élevés tout récemment contre les travaux qui, étant réalisés en violation des clauses du marché, ne répondent à aucune norme technique. Le plus grave, renchérit-on, est de savoir que l’entreprise mise en cause continue la réalisation des travaux engagés comme si de rien n’était, malgré la colère des habitants qui se sont arrogé le droit de prendre des photos et vidéos montrant la gravité de la situation. 
Il faut signaler que des problèmes similaires ont été aussi notés dans les chantiers lancés sur la route de l’Unité africaine, eu égard à la qualité des travaux et aux retards constatés dans la réalisation des projets portant réhabilitation des tronçons défectueux sur la RN1. Par ailleurs, ce type de désagréments est également vécu au chef-lieu de la wilaya de Tamanrasset qui semble devenir un perpétuel chantier où ont été lancés plusieurs travaux de réfection de routes délabrées, à l’exemple des cités El-Hofra, Essalem et Matnatalat. 
Le wali de Tamanrasset, Djilali Doumi, aura trouvé certainement le bon itinéraire lui évitant d’emprunter les routes poussiéreuses et le climat délétère qui incommodent quotidiennement les habitants de ces quartiers huppés. 
Loin du changement auquel aspire la population locale et paradoxalement aux rapports officiels qui ne cadrent jamais avec la réalité de la situation de ce secteur, Tamanrasset reste ainsi l’une des wilayas les plus sous-développées de l’Algérie profonde, nonobstant les budgets astronomiques qu’on lui consacre dans le cadre des différents programmes de développement. 
 

RABAH KARÈCHE



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