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L’Algérie profonde / Centre

Bir Ould Khelifa (Aïn Defla)

Les habitants de Boukerra, ces laissés-pour-compte

© D. R.

Au douar Boukerra, à un km environ du chef-lieu de la commune de Bir Ould Khelifa à Aïn Defla, la population locale, qui ne supporte plus ce qu’elle endure depuis des années, vient de se soulever contre les pouvoirs publics qui n’ont jamais, selon plusieurs témoignages, pris en considération leurs préoccupations.

“Nous vivons au quotidien le spectre de la misère et de la désolation à longueur d’année et dans de nombreux domaines dans ce douar que toutes les autorités locales ont classé définitivement dans les oubliettes”, lancent d’emblée de nombreux citoyens au douar Boukerra avec colère et indignation.

Dans ce douar, on évoque l’indifférence des pouvoirs publics à l’égard de la situation dans laquelle se trouve l’ensemble des villageois. Selon ces derniers, toutes les promesses des autorités compétentes afin de prendre en charge leurs problèmes n’ont jamais été concrétisés sur le terrain.

“Pourtant, tout le monde est au courant de notre situation qui va de mal en pis au fil des années. Nous manquons cruellement d’électrification rurale malgré la réalisation d’une niche devant abriter le poste de transformation qui n’est toujours pas installé on ne sait pourquoi. Face à cette situation et une fois la nuit tombée, les habitants du douar sont à chaque fois confrontés une insécurité totale, car c’est tout le village qui est plongé dans le noir.

C’est aussi le cas pour ce qui concerne le raccordement au gaz naturel. Bien que le câble principal de cette source d’énergie qui alimente d’autres localités soit situé à moins de 100 m de notre douar. Quant au principal réseau d’assainissement destiné à l’évacuation des eaux usées du village qui vient d’être endommagé et qui n’a jamais été réparé, il reste à l’origine d’une catastrophe environnementale et écologique que nous endurons péniblement.

Ce sont tous les quartiers du douar qui sont régulièrement inondés par les eaux usées qui exhalent, de jour comme de nuit, des odeurs nauséabondes et insupportables qui envahissent non seulement notre climat, mais également l’intérieur de nos foyers”, racontent avec amertume des villageois à Boukerra, qui souhaitent que leurs préoccupations soient cette fois-ci prises en charge.

Ils indiquent enfin qu’ils maintiennent toujours leur mouvement de protestation (marches, sit-in devant le siège de l’APC…) qu’ils continuent d’observer plusieurs fois par semaine, et ce, jusqu’à satisfaction totale de toutes leurs revendications.
 

AHMED CHENAOUI 



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