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L’Algérie profonde / Centre

Cité Mohamed-Belaouche à Draâ El-Mizan

Les habitants en colère


Depuis plus d’une année, les résidents de la cité Mohamed-Belaouche, l’une des plus anciennes cité de la ville de Draâ El-Mizan, une quarantaine de kilomètres au sud de Tizi Ouzou, ne cessent de dénoncer le projet de réalisation d’une coopérative immobilière dans leur lotissement  dont le projet a été attribué à un promoteur privé. “C’est en janvier 2018 que nous avons saisi le wali et les autres services concernés tels que les services des domaines, l’APC et la daïra au sujet de ce projet auquel tous les résidents sont opposés car son implantation dans notre cité est pratiquement impossible”, nous confie un membre du collectif citoyen de cette cité. Pour cet interlocuteur, la décision du wali d’attribuer un permis de construire est illégale. “Le décret exécutif n° 15/ 19 dans son article 49 du 25/02/2015 fixant les modalités et les instructions de délivrance d’actes d’urbanisme est clair. Il stipule que le wali est capable de délivrer un permis de construire des équipements publics ou privés d’intérêt local de plus de 200 logements et de moins de 600 logements. Or, dans ce cas précis, le nombre de logements est de soixante. Ceci d’une part, et d’autre part, le maire de Draâ El-Mizan avait émis un avis défavorable car cette assiette foncière avait déjà fait l’objet d’un choix de terrain pour la réalisation d’une antenne administrative dont le projet avait été attribué à une entreprise”, expliquera le même membre du collectif. Celui-ci évoque une autre raison. “Le PDAU de la commune de Draâ El-Mizan révisé puis approuvé le 26 février 2014 dans son article 09, stipule qu’en règle générale, la distance séparant une construction située sur l’alignement opposé doit être égale à la hauteur de celle qui est déjà construite. Dans notre lotissement, le cahier des charges révisé prévoit seulement des constructions de hauteur R+2. Par contre, cette coopérative est prévue sur R+8, ce qui constitue un deuxième vice de forme”, poursuit notre interlocuteur. Du côté des services techniques, on dit que le projet n’est pas implanté dans le même POS que les autres habitations du lotissement qui sont séparées par une route. 

Devant tant de problèmes, les citoyens avaient déjà  recouru à la fermeture de la daïra, en exigeant l’annulation du permis de construire. “Je ne peux annuler un permis de construire signé par mon supérieur hiérarchique. J’ai suggéré aux citoyens de ce lotissement de déposer une requête auprès de la chambre administrative du tribunal parce que le promoteur a tout un dossier et c’est à la justice de trancher. Cependant, je suivrai avec les représentants de cette cité l’évolution de la situation”, nous dira le chef de daïra que nous avons pu approcher au sujet de ce contentieux. 
Toujours est-il que les citoyens dénoncent le bradage du foncier et restent mobilisés jusqu’à l’aboutissement de leur revendication parce qu’ils ne comptent pas baisser les bras, eux qui comptent organiser prochainement une assemblée générale extraordinaire de leur association afin de dégager les actions à organiser encore afin d'aboutir à la solution de ce 
problème.

  
O. Ghilès 


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