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L’Algérie profonde / Centre

Développement local à BOUIRA

L’immobilisme de l’APC décrié

© D.R

L'Assemblée populaire communale ( APC) de Bouira, dirigée par une alliance RND-FLN-PJ, des partis politiques honnis par le peuple et dont certaines voix réclament la dissolution pure et simple, fait l'objet de nombreuses critiques, liées notamment à son immobilisme en matière de développement et aménagement local. En effet, pratiquement deux ans après son installation, l'équipe communale en charge des affaires de la ville de Bouira patine toujours et peine à concrétiser les promesses de campagne. D'ailleurs, et lors d'une récente visite sur le terrain au chef-lieu de la wilaya, le chef de l'exécutif de Bouira, Mustapha Limani, a quelque peu haussé le ton contre certains élus de Bouira. “C’est votre commune, ce sont vos cités et c’est à vous de prendre l’initiative afin d’améliorer les conditions de vie de vos administrés (…) Je ne comprends pas le fait qu’il faille attendre l’intervention du wali, pour qu’une simple opération d’aménagement soit lancée, ou que l’éclairage public soit réhabilité. C’est votre rôle et pas le mien”, a-t-il fulminé. Ce commis de l’État s’est dit, en effet, “consterné” par l’immobilisme des élus de la commune de Bouira. Le vice-P/APC qui était présent, n’a rien trouvé à redire sauf de baisser les yeux et d’acquiescer en silence. Il faut dire que le bilan de l’actuelle président de l’Assemblée populaire communale (APC) de Bouira et son staff depuis son installation en novembre 2017, laisse grandement à désirer, et ce, à tous les niveaux. Tout d'abord, l'hygiène, un facteur clé, qui permet d'analyser et a fortiori juger le travail de l'équipe communale et par ricochet son président. Il ne faut guère se voiler la face, la ville de Bouira reste irrémédiablement sale. En effet, l'ensemble des quartiers sont jonchés de détritus en tout genre, des amas d'ordures s'entassent ici et là, au vu et au su de tous. Pour s'en convaincre, il suffit de faire un petit tour dans les rues et ruelles de la ville, si c'est possible en se pinçant le nez. Là aussi, il a fallu l’intervention du premier magistrat de la wilaya, en initiant dès son installation une vaste campagne de nettoyage laquelle commence graduellement à porter ses fruits. Concernant les espaces verts et autres lieux de loisirs, la situation est pire. Ils sont carrément en voie d’extinction. Le peu qu’il en reste est dans un état des plus déplorables. Pourtant, l’actuel P/APC s’était engagé au mois de mai 2018 dans les colonnes de la presse locale à leur rendre leur lustre d’antan. Néanmoins, et une année plus tard, ces promesses sont restées à ce stade. Rien, absolument rien n’a été fait afin d’offrir aux citoyens des espaces de détente et autres lieux de loisirs. Là encore, il aura fallu attendre l’initiative du wali et ses directives, afin d’offrir aux citoyens des espaces de loisirs. En effet, ce n’est que récemment que la réhabilitation du square Si Lhoues a été achevée et l’aménagement du jardin public de la cité Amar-Khodja a été livré. Soit quatre ans après leur lancement. Même topo concernant l’aménagement urbain de la ville de Bouira, où il aura fallu que le wali débloque plusieurs projets qui étaient mis en stand-by par l’APC. 

RAMDANE BOURAHLA



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