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L’Algérie profonde / Centre

BOUIRA

Mise à niveau du tunnel de Aïn Chriki

© D. R.

L'éternel chantier de la mise à niveau du tunnel de Aïn Chriki (commune d’El-Djebahia) a redémarré pour la énième fois, avant-hier, et devrait être achevé, selon les services de l’Algérienne des autoroute (ADA), dans un délai record de 15 jours. Pour ce faire, cet organisme de gestion des autoroutes indique que les deux tubes qui composent cet ouvrage sont fermés à la circulation à compter d'hier dimanche entre 22h et 5h, et ce, tout au long de la durée des travaux.

Afin d'assurer la continuité du trafic routier, la même source précise qu'un plan de fermeture alternée des deux tubes a été élaboré. Ainsi, pour les automobilistes qui vont vers Alger, ils devront emprunter la RN5, et ceux allant vers l'est du pays, ils devront passer par le deuxième tube du tunnel. Cette mise à niveau est plus que nécessaire tant ce tunnel inauguré en 2009 est en piteux état. En effet, la chaussée est entièrement bosselée et craquelée, l’éclairage réduit à son strict minimum, le système de ventilation est quelquefois défaillant, etc.

Ce projet de modernisation, lequel a été confié un consortium algéro-espagnol (Cosider-Indra), pour un montant de 11 millions d’euros, devra inclure l’installation d’un système de gestion centralisé, un système de détection automatique d’incidents, une surveillance par CCTV, des systèmes de signalisation et la réfection de la chaussée.

Au-delà de l'effet d'annonce que l'ADA a soigneusement orchestré autour de cet “événement”, une interrogation demeure toutefois : si ces travaux de mise à niveau pouvaient être effectués en un laps de temps record, pourquoi ce projet lancé pourtant en 2015 a-t-il mis autant de temps pour être concrétisé ? Eh bien, si on se référait aux déclarations des responsables locaux de l'ADA, les techniciens de cette dernière n'avaient pas l'expérience requise pour un tel chantier.

En effet, le 21 novembre 2018, cette même interrogation a été posée par le wali de Bouira au représentant de l’ADA, et ce dernier avait eu une réponse aussi franche qu’inquiétante : “Ce chantier est l’un des plus durs qu’on a eu à réaliser (…) On est également en train d’apprendre.” Au-delà du manque d’expérience des ingénieurs de l’ADA, le représentant de cette dernière avait également mis en exergue l’indisponibilité des nouveaux équipements de sécurité, et que ces derniers sont frappés par l’interdiction d’importation prônée par le gouvernement.

Pour rappel, le 3 novembre 2016, l’actuel directeur général de ce qui était à l’époque l’Agence nationale des autoroutes (ANA), Ali Khlifaoui, avait certifié que ces travaux devraient être achevés d’ici le mois d’août… 2017. Deux ans plus tard, ce chantier n’a toujours pas été achevé, et les risques liés à l’absence de système de sécurité font planer un danger imminent sur les automobilistes.

Récemment, un gigantesque incendie s’est déclaré à l’intérieur même de ce tunnel, provoquant une panique indescriptible chez les dizaines d’automobilistes qui étaient coincés à l’intérieur, sans le moindre système anti-incendie et encore moins un système de ventilation. D’ailleurs, les services de la Protection civile locale avaient éprouvé toutes les peines du monde à maîtriser cet incendie, et le pire a été évité d’extrême justesse.
 

RAMDANE BOURAHLA



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