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L’Algérie profonde / Centre

Tuberculose bovine

Plusieurs foyers localisés à Médéa

© D. R.

La tuberculose bovine est désignée comme la principale cause de la propagation de la tuberculose humaine qui affecte de plus en plus de personnes parmi les populations qui habitent dans les zones où existent des élevages intensifs de bovins. Selon les dernières statistiques de l’inspection vétérinaire de la direction des services agricoles de Médéa, la tuberculose bovine est présente, en 2019, dans 4 foyers localisés dans la partie nord de la wilaya, dont 2 foyers dans la seule commune de Médéa où l’élevage bovin est très répandu.

La recrudescence de l’infection est imputée à l’ingestion du lait non pasteurisé tiré d’animaux malades et à la consommation de viande provenant d’abattages clandestins, selon les explications données par M. Mohamed Slama, inspecteur vétérinaire de wilaya. “La tuberculose bovine est une zoonose, une infection qui peut être transmise aux humains par les animaux malades et causer un état de santé semblable à celui de la tuberculose humaine. Elle est contractée par inhalation de l’air contaminé ou par contact direct avec l’animal malade.” “La bactérie responsable de la maladie et de sa contagion peut se trouver dans les excréments, les urines, les écoulements vaginaux, la tuberculose mammaire, le jetage et la salive…”  

Le regain de l’infection est particulièrement dû aux conditions d’élevage dans des étables qui ne sont pas conformes aux normes requises en matière de lumière, d’humidité et d’aération, d’autant plus que la plupart des éleveurs refusent de soumettre leur cheptel au dépistage, selon le même responsable. 
Et pour cause, les éleveurs craignent l’abattage de leurs animaux malades et les pertes économiques qui pourraient leur être occasionnées, considérant que l’indemnisation de l’animal tué qui est fixée à 50% et à 60% de sa valeur bouchère est insuffisante, fait-on savoir.

Pour lutter contre l’infection, des contrôles vétérinaires sont menés au niveau des abattoirs pour dépister les animaux atteints dont les carcasses sont automatiquement détruites. Car, en Algérie, la tuberculose bovine est une maladie à déclaration obligatoire pour ses effets sur le cheptel et les pertes économiques pour les éleveurs. Compte tenu de ses effets, elle constitue un problème de santé publique et une préoccupation en matière de santé animale, devant nécessiter une vigilance accrue et une surveillance permanente du mouvement des animaux.
 

M. EL BEY



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