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L’Algérie profonde / Centre

en raison de l’état vétuste de l’établissement scolaire About Mohend-Akli à El-Adjiba (BOUIRA)

Près de 400 enfants privés d'école

L’établissement primaire About Mohend-Akli de Semmache. © Ramdane Bourahla / Liberté

Dimanche, elle a été carrément fermée, et les écoliers renvoyés chez eux. Quelques jours avant cette décision, il nous a été donné de constater l'ampleur de la situation.

La défaillance manifeste des pouvoirs publics à l'échelle de la wilaya en matière de réhabilitation des établissements scolaires éclate désormais au grand jour. La preuve, une de plus, nous vient de l'établissement primaire About Mohend-Akli de Semmache (commune d'El-Adjiba, à l’est de Bouira), qui menace ruine à tout instant, et ce, dans l'indifférence des élus locaux, ainsi que des services de la direction de l'éducation locale.

Ainsi, cet établissement lequel accueille pas moins de 380 écoliers est dans un état de délabrement  avancé, ce qui a poussé les parents tout comme les enseignants à réclamer sa réhabilitation ou carrément sa fermeture. Dimanche, elle a été carrément fermée, et les écoliers renvoyés chez eux, a-t-on appris auprès de Kaci Merzouk, membre du conseil communal du RCD d'El-Adjiba. 

Quelques jours avant cette décision qui prive près de 400 écoliers de leur établissement, il nous a été donné de constater l'ampleur de la situation. En effet, selon certains de ces parents qui se disent très inquiets de la santé de leurs enfants, cette école est un véritable danger. “Regardez autour de vous !

Les murs menacent de s'effondrer, l'étanchéité n'a pas été refaite et la cour ressemble à un champ de patates”, fera remarquer  un parent outré par l'état de délabrement de cet établissement. Il est vrai que ce dernier a des allures d’un hangar désaffecté et laissé à l'abandon. Des murs fissurés, des fils électriques qui “pendouillent” un peu partout et surtout des sanitaires vétustes.

En effet, les canalisations des eaux usées dudit établissement sont vétustes, et l’eau provenant des WC se déverse dans les salles de classe et même la cantine. “Nos enfants encourent un grave danger. Nous voulons alerter encore une fois les services de l’APC, dans le but de mettre un terme à cette situation”, s'alarme un père d’une jeune écolière scolarisée dans cet établissement.

Avant de lancer d’un ton rageur : “Elles (autorités locales, ndlr) veulent intoxiquer nos enfants. En mai dernier, nous avons déjà soulevé ce problème et le maire nous a promis d’y remédier. Nous sommes à la mi-septembre et nos enfants pataugent dans les égouts”, s’est-il écrié.

De plus, ces parents d’élèves tirent la sonnette d’alarme contre la vétusté de cette école, laquelle, selon eux, menace ruine. “La situation est catastrophique dans cet établissement qui n’a connu aucune réhabilitation depuis sa construction en 1969”, se sont-ils plaints.

Faute de prise en charge par l'APC, certains parents ont pris l'initiative d'entreprendre de menus travaux dans certaines salles de classe, afin de colmater les brèches et autres fissures. Du côté de la cantine, la situation est relativement moins dramatique, car les cuisiniers et les techniciens de surface veillaient à entretenir une certaine hygiène.

La cuisinière en chef, une dame d'un certain âge, avouera qu'elle a longtemps travaillé sans la moindre assurance et de manière quasi bénévole. “Ce n'est que récemment que mon dossier a été pris en charge par les services de l'APC”, a-t-elle indiqué.

Au sujet des services de l'APC et à la question de savoir s'ils ont été interpellés au sujet de cette situation catastrophique, les parents, tout comme les enseignants, ont affirmé que l'édile d'El-Adjiba leur a signifié qu'il n'a pas les moyens financiers afin d'entamer la réhabilitation de cette école.

Dans un document transmis à Liberté, les membres du groupe du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) à l'APW de Bouira ont tenu à dénoncer le “laisser-aller” des pouvoirs publics, tout en invitant le wali de Bouira à venir constater de visu l'ampleur des dégâts au sein de cet établissement. 
 

RAMDANE BOURAHLA

 



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