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L’Algérie profonde / Centre

Sites touristiqueS et historiqueS à Boghni

Un patrimoine à valoriser

©D. R.

Si le site paradisiaque de Tala Guilef dans le massif majestueux du Djurdjura constitue un endroit de villégiature exceptionnel aussi bien en hiver qu’en été pour les touristes nationaux et étrangers, d’autant plus que la rénovation de l’hôtel El Arz, incendié en 1994 par un groupe terroriste, est en cours surtout avec la réalisation d’autres structures d’accompagnement et une aire de détente au profit des familles initiée  par l’APC de Boghni (45 km de Tizi Ouzou), il n’en demeure pas moins que d’autres sites faisant partie du patrimoine culturel et historique  de cette commune montagneuse attendent toujours leur restauration, mais aussi leur classement.
On citera la salle des fêtes communale datant de l’ère coloniale, l’ancienne gare ferroviaire, le cinéma, le Bordj turc et la station hydroélectrique de Tala Oulili. Ce sont là tant de sites historiques en mesure de booster l'économie locale et en même temps de constituer un essor touristique pour la région. La salle des fêtes communale, située au centre-ville, se trouve dans un état lamentable pour ne pas dire laissée à l’abandon à l’extérieur comme à l’intérieur. Pourtant, cette structure abrite non seulement des meetings politiques et des conférences publiques, mais elle sert aussi de salle de sport aux athlètes, mais voilà que les eaux de pluie s’infiltrent de la toiture à un tel point que les sportifs sont gênés par cette situation fâcheuse. “Nous avons à maintes reprises alerté les présidents d’APC qui se sont succédé à la tête de l’exécutif communal. En vain”, nous confie un entraîneur de taekwondo qui regrette que l’eau ait été coupée depuis des années par l’ex-maire. “Nos jeunes athlètes n’ont même pas d’eau pour se laver. Quant aux sanitaires, il vaut mieux ne pas en parler, car ils sont sales et dégradés, et c’est moi-même qui les nettoie”, regrette notre interlocuteur. Les athlètes interpellent les responsables locaux, car cette salle ne tardera pas à devenir un lieu infréquentable. À noter que le P/APW de Tizi Ouzou a confié récemment qu’elle sera prise en charge. “Nous allons rénover aussi bien cette salle que la salle de cinéma livrée aussi à son triste sort, car ces structures doivent servir nos jeunes”, a-t-il estimé. La salle de cinéma est fermée depuis belle lurette et si une fiche technique lui a été établie et exige un gros budget, elle est toujours en stand-by bien que la directrice de la Culture ait promis d’aider à la restaurer. L’autre lieu à restaurer est l’ex-Bordj turc de Boghni qui constitue un patrimoine à la fois historique, archéologique qu'architectural, dont la construction par les Ottomans remonte au XVIIIe siècle. “Il y a peu de chances de le récupérer, car des familles y habitent alors que sa rénovation exige des artisans qualifiés, mais aussi des matériaux pratiquement difficiles à trouver”, estime une source locale. Dans le même ordre d’idées, l’ex-gare ferroviaire, une bâtisse coloniale, est en décrépitude. “L’APC avait demandé son déclassement du domaine public au profit du patrimoine communal, mais rien n’a encore été fait à ce sujet. Pourtant, son classement comme patrimoine est indispensable, et la location des locaux lui attenant pourrait générer des ressources pour l’APC”, constate un membre du mouvement associatif qui dénonce la dégradation de cette gare qui garde encore son architecture coloniale. Il y a aussi lieu d’évoquer la station hydroélectrique de Tala Oulili ou encore les anciennes rigoles d’irrigation, datant de l’époque coloniale, qui ne sont plus fonctionnelles à cause de la pollution de l’oued qui traverse la ville. “La réalisation d’un collecteur au niveau de cette rivière venant des sites montagneux du Djurdjura pour dépolluer l’eau produite par la fonte des neiges serait un moyen judicieux pour remettre en service toutes ces rigoles”, souhaite de son côté un habitant du centre-ville.

O. Ghilès


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