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Culture / Culture

Disponibles sur le site du CNRPAH

11 éléments du patrimoine culturel immatériel algérien à l’honneur

Sbeiba de Djanet. © D.R.

En tout, onze éléments du patrimoine culturel immatériel algérien, que sont la fougarra, le raï, le teqtar (distillation), la sbeiba de Djanet, l’imzad, le reqb Sidi Cheikh, le s’boue, l’ahellil, le costume nuptial de Tlemcen, le couscous et la calligraphie arabe sont disponibles sur le site du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH). Photos, vidéos et description de chaque rite ou coutume accompagnent ces onze éléments, entre ceux nécessitant une sauvegarde urgente, comme la fougarra, et ceux représentant le patrimoine culturel immatériel de l’humanité, comme le s’boue, la sbeiba, l’imzad, le costume nuptial de Tlemcen et l’ahellil de Gourara, classé depuis 2008 par l’Unesco.

Le raï, dont le dossier a été déposé par l’Algérie en 2016 et examiné en 2019 en vue de son inscription dans la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, est accompagné d’une description relative à sa naissance et à sa popularité dans notre pays : “La chanson raï, interprétée en arabe algérien parlé et vécu, est accompagnée par un orchestre, dont la composition varie selon l’époque : il est composé de deux flûtistes, le premier en soliste et le second en bourdon. La flûte (gasba) à six trous est en roseau.

Elle est longue de 55 à 60 centimètres. Le tambourin (“guellal”) est tubulaire. La performance repose principalement sur un texte. Les bardes — poètes et chanteurs (chouyoukh) — restent les référents du sens ancien et nouveau du raï. Ils continuent d’exister et de pratiquer à la fois dans les villes et dans les hautes plaines steppiques de l’Ouest.” Le Sud algérien est par ailleurs détenteur du plus grand nombre de rites et coutumes inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Qu’il s’agisse de la sbeiba de Djanet, de l’ahellil de Timimoun, de l’imzad ancestral des Touareg ou du s’boue du Gourara au sud-ouest du Grand-Sahara, le patrimoine culturel immatériel national doit au Grand-Sud l’une de ses plus belles traditions : musicale, poétique, religieuse et de danse. Ainsi, la sbeiba de Djanet “a lieu le dixième jour du mois de moharam.

Les Timoulaouines consistent à s’entraîner au jeu du ganga (tambourin) et au chant pour les femmes et à la danse pour les hommes. Il s’agit de compétition pour la sélection des meilleurs danseurs, joueuses de ganga et chanteuses”. Dans le même genre, l’ahellil, bien que pratiqué uniquement par les hommes, “est un genre poétique et musical emblématique des Zénètes du Gourara, pratiqué lors de cérémonies collectives.

Il est régulièrement exécuté lors de fêtes religieuses et de pèlerinage, mais aussi à l’occasion de réjouissances profanes telles que mariages et foires locales”. Il est à noter également que chacun de ces éléments est accompagné d’une fiche technique renseignant sur des éléments tels que le territoire où il est pratiqué, sa particularité, la communauté qui le pratique et son histoire, consultables sur le site http://www.cnrpah.org/pci-bnd/.

R. C.



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