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Culture / Culture

Un concept sociétal très en vogue en occident

“Azawan ger twacult” ou “la musique en famille” s’implante en Kabylie

Concert “Vivre la musique en famille”. © Haouchine/Liberté.

Ce phénomène de société a fini par traverser la Méditerranée pour s’implanter dans de nombreuses régions d’Algérie où des groupes musicaux sont souvent composés de frères et de sœurs et parfois même accompagnés des parents.

La “musique en famille” est un concept sociétal bien connu dans la plupart des pays occidentaux où de nombreux parents prennent beaucoup de plaisir à initier leurs enfants à la musique et au chant et finissent même par se produire en spectacle familial, et ce, face au grand public ! Un tel phénomène de société a fini par traverser la Méditerranée pour s’implanter dans de nombreuses régions d’Algérie où des groupes musicaux sont souvent composés de frères et de sœurs et parfois même accompagnés du père ou de la mère.

En tout cas, en Kabylie, une telle mode est déjà implantée au sein de plusieurs familles où des parents encouragent souvent leur progéniture à s’initier au chant et à la musique à la maison, et une telle communion finit par avoir un effet “boule de neige” jusqu’à inclure parfois des cousins et des voisins promus, d’un jour à l’autre, à de beaux projets artistiques.

En fait, l’initiateur d’un tel concept est Hocine Ouaguenini, un éducateur spécialisé en musique à la direction de la jeunesse et des sports de Tizi Ouzou, qui a eu l’idée de contacter, par internet, quelques familles dont les enfants fréquentaient des clubs de chant et de musique de la maison de la culture Mouloud-Mammeri et des Maisons de jeunes de la wilaya, pour les inciter à encourager leurs propres enfants à s’investir dans le chant et la musique et de les encadrer, si besoin est, en fonction de leur temps libre.

“J’avais pris attache avec des parents de jeunes adhérents de clubs de musique et je les ai incités à accompagner leurs enfants dans leur passion pour la musique, et leur adhésion s’est faite le plus normalement du monde, puisque la mayonnaise a fini par prendre au niveau familial à un tel point que des séances de répétition se sont multipliées en milieu familial”, nous dira Hocine Ouaguenini qui, tout auréolé d’un tel succès, a fini par organiser, chaque année, des spectacles familiaux à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, et ce, sous le thème fort révélateur de “Vivre la musique en famille”.

“La musique est un art universel, et puisque les temps et les mentalités ont changé de nos jours, cet art peut se pratiquer aisément en famille, surtout qu’un tel concept permet de casser de gros tabous et d’améliorer l’ambiance et l’harmonie en milieu familial”, avoue encore Hocine Ouaguenini que nous avons rencontré à la Maison de la culture de la wilaya, en compagnie de Rachid Harrouche, un père de famille retraité de la Poste de Tizi Ouzou, qui a été emballé par cette “contagion” que lui ont collé ses propres enfants.

“Moi, j’ai eu l’effet inverse, car ce sont mes enfants qui ont fréquenté la chorale de la Maison de la culture, il y a quelques années, et qui ont fini par m’attirer vers le chant et la musique, et ce, avant de connaître le professeur Hocine Ouaguenini qui a bien pris en charge mes enfants, et nous a encouragés à créer un groupe musical que j’ai intégré avec plaisir, et ce, au grand bonheur de ma famille”, témoigne Rachid Harrouche, dont la troupe familiale a pris part, le 21 août passé à la 5e édition de la manifestation intitulée “Vivre la musique en famille” qui a réuni de nombreuses familles venues de plusieurs localités de Kabylie pour monter sur scène, chanter en chœur et vivre pleinement leur passion et leur amour familial.

“Si nous avons déjà réussi notre pari à Tizi Ouzou, nous comptons exporter, d’ici l’année prochaine, cette belle expérience vers d’autres régions du pays afin de la généraliser à travers de nombreuses familles pour que la beauté de l’art l’emporte sur toute considération rétrograde, surtout que les Algériens adorent la musique et les fêtes familiales dans toute leur splendeur”, conclut Hocine Ouaguenini qui ne veut pas s’arrêter en si bon chemin. 
 

Mohamed Haouchine

 


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