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Culture / Culture

Le chanteur est décédé à l’âge de 74 ans

Christophe rejoint “Aline”

© D. R.

Le  rideau  de  “fumée des caves”, où  il chantait  à  Londres, est tombé sur Christophe et sur l’ultime acte de ce vieux mélodrame que lui jouait sa Daisy.  En ce sens, l’enfant d’immigré (Frioul, Italie) a rendu l’âme durant la nuit de jeudi à vendredi à l’âgé de 74 ans, sur son lit d’hôpital, où il avait été admis en réanimation pour une insuffisance respiratoire le 26 mars dernier. 

Et, avec lui, se sont éteints les sunlights sur l’épisode “SLC Salut les copains” et la mythique émission de la variété française que l’on doit aux époux Marie-Thérèse Zédet dite Maritie (1921-2002) et Gilbert Carpentier (1920-2000) que diffusait tous les samedis soirs notre défunte RTA. “C’est une grande tristesse. Je perds un membre de ma tribu. C’était un des plus grands chanteurs français. C’était plus qu’un chanteur, c’était un couturier de la chanson.

C’était un personnage unique. Il avait une fantaisie qu’on ne retrouve plus aujourd’hui. Et on ne peut pas lui dire au revoir à cause de ce virus”, a déclaré à l’AFP Jean-Michel Jarre, l’auteur des paroles des chansons qui ont bâti la légende de Christophe, dont Les Mots bleus (1975) et Paradis perdu (1973).  Mieux, c’est Jean-Michel Jarre qui a hissé Christophe sur la scène de l’Olympia de Paris, où il s’était illustré durant deux concerts à guichet fermé les 26 et 27 novembre 1974.

C’est dire que  le  fondateur  du  groupe Danny  Baby et les Hooligans (1961) n’ira plus avec sa vespas au rendez-vous d’Elsa pour y vivre La Dolce Vita à l’allure d’un Ben-Hur. Et depuis, ce “clavier si joli” languit du marionnettiste qui ne manipulera plus ses “jolies mignonnettes” (1966) qu’il a “construit avec de la  ficelle  et  du papier”. Et  pour  cause, le fil  est  désormais cassé  entre  le montreur qu’il était et “Alexa qui sait dire papa maman”. 

Il s’en est allé au ciel  d’où  Christophe, né  Daniel  Bevilacqua  (1945-2020), “entendra la mer” (1966) et verra  le sourire  du  doux  visage  d’Aline (1965), qu’il avait dessiné sur une plage et qu’aucun orage n’effacera plus. Cela est d’autant évident, du fait qu’Aline est l’hymne du mouvement des “yéyés”, mais élue aussi au hit-parade du slow de l’été 1965. 

Mieux, et pour qui s’en  souvient, “Aline”  gît  dès  lors dans  la  mémoire des fidèles auditeurs de l’émission “Musique sans passeport” de la station RMC, où nos “yéyés” de l’époque bénie des sixties quêtaient du rêve et des airs de liberté qu’ils n’avaient pas chez eux à cause de l’intempestive autorisation de sortie du territoire national. 

Au-delà qu’il était chanteur, Christophe était aussi citoyen du monde puisqu’il était à deux doigts d’intégrer un album de chansons raï en duo avec un cheb de chez nous, à l’instar du partenariat cheb Mami et l’ancien leader du groupe The Police, Gordon Matthew Thomas Sumner dit Sting. 

Au demeurant, Christophe a brillé de mille feux durant cinq décennies où il a séduit tant de fans toutes générations confondues. Autre chanson immortelle qu’il a léguée aux adeptes de l’école buissonnière du monde entier, Excusez-moi monsieur le professeur (1966), que l’on chantait à l’unisson à chaque fin d’année scolaire. Repose en paix, l’artiste. 
 

LOUHAL Nourreddine


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