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Culture / Culture

“Revue Littéraire Algérienne des Lettres” (RAL)

Créations des écrivaines au cœur du 5e numéro

© D. R.

“Créations des écrivaines algériennes : héritages, engagements et diversité des écritures”  sera la thématique du 5e numéro qui paraîtra au mois de janvier 2020. À cet effet, un appel à contributions a été lancé jusqu’au 31 octobre prochain.

La Revue littéraire algérienne des lettres (RAL) vient de lancer un appel à contributions pour son 5e numéro, qui paraîtra en janvier 2020, et qui sera porté sur la thématique “Créations des écrivaines algériennes : héritages, engagements et diversité des écritures”. Pouvons-nous continuer à confiner l’écriture féminine de langue française en Algérie dans les schémas classiques de la dénonciation de la condition féminine ? Peut-elle encore être réduite au simple constat de ce que la société autorise et scelle ? Quels sont les genres littéraires qu’empruntent les écrivaines contemporaines et pourquoi ? 

Telles sont les interrogations des universitaires et coordinateurs Chahrazade Lahcène et Abdelkrim Benselim. Ils ont expliqué dans la présentation de cet appel à contribution : vouloir consacrer la prochaine édition à la “littérature féminine en Algérie : son évolution, sa transformation, ses nouvelles tendances esthétiques et ses nouveaux engagements ; une réflexion doit être menée aussi sur le rapport engagement/création, car il ne suffit pas de dire pour créer”. Et de renchérir : “Nous souhaitons que soit tenu compte de la reconnaissance de cette littérature au plan national et au plan international pour mieux en cerner les enjeux et les retombées.

En conséquence, les articles proposés doivent s’appuyer sur une bibliographie précise du sujet pour éviter les redites et avancer dans la construction d’une histoire littéraire bien outillée.”  Ils ont entre autres rappelé pour les intéressés que “la littérature algérienne de langue française, de par la situation coloniale dans laquelle elle émergeait, s’est trouvée dans l’obligation de l’engagement. Elle se devait de témoigner de la parole même des colonisés et de la prise de conscience d’une société prenant la mesure de ses propres apports”. 

Et de poursuivre : “La littérature algérienne a pris son plein essor après l’indépendance dans les tensions socioculturelles d’une nation aux prises avec ses contradictions et d’une littérature tiraillée entre les diktats du pouvoir et les innovations des créateurs.” 

Les années 80 : émergence visible de voix féminines 
Les écrivaines ont eu “un statut particulier pour plusieurs raisons, à la fois sociales, culturelles et politiques. Cette émergence d’œuvres littéraires des femmes a été étudiée, et si les études méritent d’être encore enrichies, elles doivent aussi être prises en charge par les nouvelles avancées de la recherche dont le principe même est l’accumulation et le dialogue des partenaires intellectuels”.

Selon les universitaires, les années 80 sont celles de “l’émergence visible de voix féminines par la multiplication de créations véritablement littéraires, la question de la reconnaissance de l’écriture féminine de langue française en Algérie demeure toujours d’actualité”.

À ce propos, ils soulignent que plus que les écrivains, les écrivaines ont dû “s’imposer dès lors qu’elles sortaient des sentiers battus de la tradition et qu’elles s’imposaient dans l’espace public (…)”. Concernant la décennie noire (les années 90),  Dr Chahrazade Lahcène et Dr Abdelkrim Benselim ont soutenu que “les années noires algériennes, dans lesquelles le pays était plongé dans le chaos, sont-elles prises en charge de la même manière par les témoignages, les reportages ou les créations littéraires ?

Ce sont différentes interventions écrites dont certaines demeurent, quel que soit leur intérêt, à la périphérie du littéraire. Certaines écrivent juste avant cette décennie puis en prennent à bras-le-corps les manifestations et conséquences, comme c’est le cas de Malika Mokeddem ; d’autres sont poussées à la publication par la force de ce contexte même qui les somme d’écrire, comme ce fut le cas de Maïssa Bey”.

Chercheurs, universitaires, auteurs ou journalistes, le dernier délai d’inscription est pour le 31 octobre. Pour plus d’informations, consulter le site de la revue. Pour rappel, la Revue algérienne des lettres (RAL) est semestrielle adossée au laboratoire “Discours communicatif algérien moderne DCAM de l’institut des lettres et des langues” de Aïn Témouchent.             
 

H. M.

 


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