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Culture / Culture

Célébrations de YEnnayEr à Jijel

Des traditions millénaires à ressusciter

© D. R.

Alors  que  les célébrations officielles  ont   été  lancées  à  Jijel   par  l’organisation de manifestations culturelles et de rendez-vous pour marquer la journée du 12 janvier, désormais consacrée fête nationale, Yennayer reste un évènement qui a toujours été ancré dans les us et coutumes de la région. D’abord, Yennayer, c’est “Yennar” pour les uns et “ras el aâm” (nouvel an) pour les autres. Il s’agit bien entendu dans les traditions locales, et dans les deux cas, du nouvel an amazigh, célébré depuis les époques anciennes dans le faste et la bonhomie en famille et en communauté. 

Si certains aspects de ces célébrations s’en tiennent à l’échange de visites et de cadeaux, le facteur le plus commun autour duquel s’unissent les familles reste les traditions culinaires qui marquent cette fête, réputée par les plats succulents préparés pour la circonstance. Les traditions vestimentaires, l’art culinaire de cette fête et les chants repris sont de nos jours à ressusciter. 

Quasiment disparues sous l’effet d’un nouveau mode de vie qui s’est éloigné des valeurs ancestrales de la région, ces traditions sont au menu des célébrations organisées en cette occasion.  Dans toutes les régions de la wilaya de Jijel, l’agenda de ces célébrations est le même. Il a pour objectif de ressusciter ces valeurs, perdues sous l’influence de certains courants religieux, venus remettre en cause les us et coutumes de la population. 

Alors que “Yennar”, tel qu’on désigne cette fête dans certaines régions de Jijel, garde encore ses spécificités telles qu’on les présente dans les manifestations organisées, dans la région d’El-Milia et ses localités avoisinantes plus à l’est, cette date est synonyme de “ras el aâm”. Depuis des lustres, la fête de ce nouvel an a gardé intactes ses traditions, même si les célébrations ont perdu de leur consistance.

“Ce n’est plus comme avant et c’est même difficile, voire impossible de ressusciter les plats de cette époque, il n’y a plus nos mères et nos grands-mères qui ont fait de ras el aâm un festin unique pour la famille”, se remémore Ahmed, la soixantaine passée. “Pour ceux qui gardent en mémoire les mets traditionnels de cette date, il y avait quelque chose de spécial  dans leur goût, c’était succulent”, enchaîne-t-il. 

Pour “ras el aâm”, il y avait de la saveur dans les plats préparés à base de “laftat”, qui ne sont autres que des feuilles fines de semoule cuites sur des ustensiles en argile et assaisonnés d’une sauce de poulet élevé dans la nature. “Il faut savoir préparer tout ça, ce n’est plus le cas aujourd’hui vu le contexte qui a fait perdre beaucoup de savoir-faire de l’art culinaire local”, poursuit notre interlocuteur. Un art qui reste à ressusciter. Le défi est lancé en cette occasion des célébrations du nouvel an amazigh !   
 

Amor Z.

 



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