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Culture / Culture

Ouverture à Tamanrasset du 11e festival national de la musique et de la chanson Amazighes

Entre modernité et sonorités ancestrales

© KARÈCHE / Liberté

Le commissaire du festival, Mouloud Fertouni, a insisté sur l’importance de ce rendez-vous culturel visant non seulement à ancrer l’identité amazighe, mais surtout la préservation du legs national en offrant des espaces d’expression aux artistes.

Le coup d’envoi de la 11e édition du Festival national de la musique et de la chanson amazighes a été donné, avant-hier soir, à Tamanrasset dans une ambiance riche en sonorités. La cérémonie d’ouverture de ce rendez-vous culturel, qui s’est déroulée sur l’esplanade jouxtant la Maison de la culture de la ville où s’est érigée la grande scène du festival, a été marquée par le traditionnel défilé des troupes folkloriques de baroud et l’exécution des morceaux musicaux puisés du riche patrimoine culturel de cette région millénaire.

La diva de la chanson targuie, Lala Badi, a été à l’honneur de cette édition qui se veut une occasion pour redonner un nouveau souffle à cette manifestation qui a, faut-il le rappeler, été vidée de son essence à l’ère du ministre Azzedine Mihoubi pour des raisons autres que celles qu’on voulait faire croire à l’opinion publique, a-t-on expliqué.

La présence du secrétaire d’État chargé de la production culturelle, Salim Dada, qui aura choisi la capitale de l’Ahaggar pour y effectuer sa toute première sortie en qualité de membre du gouvernement, a laissé quelques lueurs d’espoir se faufiler à l’horizon, particulièrement chez les amateurs de musique et les talentueux du verbe qui se sentent toujours victimes de marginalisation et d’exclusion longtemps justifiées par l’austérité imposée par la bande mafieuse qui incarne le régime en place.

Dans son allocution prononcée en présence du wali de Tamanrasset et l’ensemble des autorités conviées à la cérémonie, Salim Dada n’était pas clair dans son engagement, mais il a affiché sa volonté de changer les pratiques héritées des responsables du chaos imprimé à ce secteur névralgique.

Il a ainsi promis de parrainer les initiatives portant sur la production documentaire permettant de pérenniser le patrimoine culturel matériel et immatériel de la région, à même d’accompagner les jeunes talents en herbe dans le parcours pour parvenir à les propulser vers le professionnalisme et des horizons meilleurs.

Le commissaire du festival, Mouloud Fertouni, est quant à lui revenu sur l’importance de ce rendez-vous culturel visant non seulement à ancrer l’identité amazighe, mais surtout la préservation du legs national en offrant des espaces d’expression aux artistes qui s’emploient à protéger leur culture et son authenticité.

Pour ce qui est de cette 11e édition rendue possible grâce à l’apport de l’Office national des droits d’auteurs, de l’Office du Parc national et culturel de l’Ahaggar et de la maison de la culture Dassine de la capitale de Tin Hinan, M. Fertouni s’enthousiasme pour relancer des artistes prometteurs qui pourront se reproduire sur des scènes internationales. Pas moins de 26 troupes musicales, dont 16 modernes et 8 folkloriques, auront ainsi la chance de se partager la scène et se produire devant un public mélomane de la chanson amazighe.

La manifestation qui s’étalera jusqu’au 12 du mois en cours verra aussi la participation de vedettes locales, dont Amasli n’Ahaggar, Iderchane, Issessaren et Ténessa ainsi que des troupes de musique populaire d’expression amazighe. Deux troupes de la wilaya de Ghardaïa et d’Adrar (Timiaouine) seront honorées par le commissariat du festival qui s’est assigné, entre autres objectifs, la préservation du legs lyrique national et l’échange d’expériences entre participants en vue de promouvoir la chanson amazighe.

Ce faisant, “il est impératif de revoir complètement la politique des festivals culturels en matière de financement et d’organisation et penser à multiplier les espaces permettant aux nouvelles voix d’émerger”, préconise M. Fertouni, qui a également parlé de la proposition relative à l’ouverture d’une annexe de l’Institut national supérieur de musique à Tamanrasset.

Notons que le programme de ce festival coïncidant avec la célébration du nouvel an amazigh, Yennayer, prévoit également des compétitions entre les jeunes troupes participantes, lesquelles seront qualifiées à l’issue des festivals locaux, pour primer les meilleures interprétations en chanson amazighe. 

Les récompenses, précise le commissaire du festival, seront attribuées par trois membres du jury, à savoir Youcef Keloum, (musicien), Youcef Lassaker (artiste-journaliste) et Bilal Boukharis (musicien). 

 

RABAH KARÈCHE

 



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