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Culture / Actualités

Son recueil de poésie “Tiqit n’tafat” sera présenté au 23e SILA

Fodil Lounnas, entre tradition et modernité


Fodil Lounnas est un auteur en herbe né le 15 août 1990 à Sanana (commune de Draâ El-Mizan). En dépit de son handicap de non-voyant, le jeune Fodil, alias Amar Ouali, inspiré du nom de son arch ancestral Ath Amar Ouali, s’accrochera à la vie et ne cédera pas face à la fatalité.
Prochainement, son recueil de poésie en tamazight, Tiqit n’tafat (une goutte de lumière), édité au compte du Haut-Commissariat pour l’amazighité, sera présent au 23e Salon international du livre d’Alger (Sila). “C’est un recueil de poèmes en vers”, dira-t-il. “Je citerai par exemple Ahulfu n udarghal (les complaintes de l’aveugle), Yir Dunit (le mauvais sort), Taqsit iw (mon histoire) et deux hommages à deux grands chanteurs amazighs, en l'occurrence les regrettés Slimane Azem et Lounès Matoub. Je serai présent au Sila pour une vente-dédicace de mes deux premiers ouvrages. Quant au troisième ouvrage, il sera offert gratuitement aux lecteurs”, nous a confié le jeune poète qui, en dépit des difficultés qu’il rencontre au quotidien, table aussi sur d’autres projets d’écriture, car, a-t-il estimé, c’est la meilleure thérapie pour se soigner. Par ailleurs, l’auteur compte à son actif plusieurs ouvrages en tamazight, Tajegigt n’tezgui (la rose du maquis), et tout récemment Tudert d assirem (la vie, c’est l’espoir), un recueil de quatre nouvelles, édité par la maison d’édition El-Amel de Tizi Ouzou. “Si j’écris en tamazight, expliquera-t-il, c’est parce que je réfléchis dans cette langue et c’est parce que j’ai vécu aussi dans une famille de militants de la cause berbère.” Tajmaât (la djemaâ), organisation ancestrale kabyle, Tamheqranit akked ndama (le mépris et le regret), ou encore Heddadi Muhend Amuqqran (l’écrivain Haddadi Mohand Amokrane, originaire de Laâziv n’Cheikh, à Draâ El-Mizan) sont des nouvelles de son recueil dans lesquelles il revient sur l’organisation ancestrale de la société kabyle. “Je suis séduit par nos valeurs ancestrales bien que j’adopte aussi les nouvelles technologies”, écrit-il au sujet de Tajmaât. Il a rendu aussi un vibrant hommage à Mohand Amokrane Haddadi, l’auteur de nombreux ouvrages tels que L’accent grave, La Tour du feu, et bien d’autres écrits dignes d'intérêt. “Mohand Amokrane Haddadi était humble, engagé dans le combat amazigh et l’alphabétisation de la population. C’était un grand humaniste, un nationaliste d'exception et un démocrate de tous les combats. Il ne ratait aucune occasion pour s’exprimer et prendre position par exemple par rapport à l’assassinat de Mouloud Feraoun et de ses compagnons le 15 mars 1962, à l’assassinat de Lounès Matoub le 25 juin 1998, et aux événements du printemps noir”, a-t-il expliqué. Après avoir intégré l’école des non-voyants de Boukhalfa, Fodil Lounnas décroche son baccalauréat en 2013. Il poursuit alors des études à l’institut du journalisme de Ben Aknoun où il obtint une licence en journalisme spécialité “audiovisuel” complétée par un master en 2018.

O. Ghilès


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