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Culture / Culture

Abdelkader Bendamache au salon du livre de Tizi Ouzou

“Il faut un plan pour sauver notre patrimoine culturel”

Abdelkader Bendamache (à gauche) au salon du livre de Tizi Ouzou © K. Tighilt/Liberté

Le musicologue a animé hier une rencontre autour du “patrimoine musical algérien à travers l’écriture”, durant laquelle il est revenu sur le processus de déperdition que subit notre patrimoine culturel en général et musical en particulier.

La maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou a abrité hier, dans le cadre du salon du livre Tizi n Udhles, une rencontre placée sous le thème “Le patrimoine musical algérien à travers l’écriture”, animée par Abdelkader Bendamache, musicologue et directeur de l’Aarc (Agence algérienne pour le rayonnement culturel). À travers cette rencontre, le conférencier est revenu sur le processus de déperdition que subit notre patrimoine culturel en général et musical en particulier, estimant qu’il faut un véritable plan Marshall pour le sauver.

“Nous devrions travailler le vrai patrimoine algérien qui est menacé par des pays voisins qui nous font beaucoup d’ombre dans ce domaine. Nous avons notre patrimoine, notre identité et notre connaissance à nous qu’on doit mettre en valeur”, a d’emblée souligné M. Bendamache.

Pour cela, a-t-il ajouté, “l’État doit prendre en charge ce volet par un plan qui va mettre en valeur tout ce que nous avons comme patrimoine et mémoire culturelle”. S’étalant un peu plus dans son constat, le directeur de l’Aarc a estimé que la société algérienne a vécu une rupture et un vide culturel qui ont duré plusieurs années.

“Cette période de régression a duré longtemps, à savoir 10 ans de terrorisme et 20 de Bouteflika. Durant cette dernière période, nous nous sommes intéressés à la culture en lui donnant de l’argent, ce qui n’est pas une solution, car ce n’est pas en donnant de l’argent qu’on réussit !”, a-t-il évalué. “En 2003, l’Algérie a été la première à signer la convention internationale sur le patrimoine immatériel.

Par la suite, nous avons créé 178 festivals et… c’est tout ! Ce n’est pas en créant aussi des festivals qu’on va régler les choses, mais c’est en publiant des ouvrages, en faisant de grandes conférences, en intervenant dans les programmes scolaires et les grands chantiers universitaires que ça va marcher”, a développé M. Bendamache qui a, en dernier, lancé appel aux jeunes afin qu’“ils prennent en charge leur identité, leur fonds patrimonial et l’expression de leur vraie histoire”.

Par ailleurs, le programme de la journée d’hier s’est poursuivi durant l’après-midi par une autre rencontre autour des histoires tirées du patrimoine poétique populaire et adaptées en romans, animée par les auteurs Lazhari Labter et Amèle El-Mahdi. Une exposition, des projections, des ateliers d’animation et une sortie pédagogique étaient encore au menu de cette même journée. 
 

K. Tighilt

 



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