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Culture / Culture

Spectacle “Une famille de ouf” de Mohamed le Suédois

La femme algérienne sous toutes ses coutures


Après sa participation à “Algé’rire comedy Festival”, qui s’était tenu en 2015 avec la présence d’une brochette d’humoristes comme Olivier de Benoist, le Comte de Bouderbala, ou encore Phil Darwin, Mohamed le Suédois était l’hôte du théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi (TNA), jeudi. Celui qui s’est fait connaître sur les réseaux sociaux avec sa web-série où il interprète plusieurs personnages présentait en effet le spectacle tiré de cette mini-série, sous le titre “Une famille de ouf”.
Avant de découvrir les mauvaises langues que sont Khdidja, Samia ou encore Zoubida, chacune incarnant des clichés de la femme algérienne émigrée en France, le public a eu droit à une excellente première partie servie par le jeune Didine Waguer, qui dézingue les jeunes, les histoires de famille, de couples, même sa sœur, son père “un barbu vendeur de démodulateurs, qui épouse en secondes noces une femme de 25 ans, ou encore sa mère, la langue de vipère ‘kayassat el-hammam’”. On vous le dit, avec ce jeune humoriste, personne n’est à l’abri, et ce n’est pas le couple retardataire qui dira le contraire, puisqu’au mari il lancera : “Belle écharpe monsieur, celle qu’on vend dans un pack de trois à 200 DA !”. Tandis que retentissait le morceau Djat echta du défunt El-Hachemi Guerrouabi, Mohamed le Suédois fait son entrée sous les traits de Khdidja, la matriarche d’une famille algérienne établie en France. Samia, sa fille célibataire, est le noyau de son monologue ; fainéante, grosse, “incapable de garder un homme” selon elle, est comparée à ce “bagage” que personne ne récupère du tapis roulant. Même si les clichés sont au cœur de son spectacle, à l’instar de Khdidja qui passe ses journées à médire des autres et de ses propres enfants ; Zoubida, la belle-sœur prête à tout pour s’intégrer dans la société française, quitte à renier ses origines, Mohamed le Suédois réussit à apporter beaucoup d’humour et d’autodérision. Ailleurs, il se moque de nos habitudes, comme celle de préparer du couscous aux mariages, funérailles, baptêmes, ou de sortir le drapeau à la moindre occasion, c’est-à-dire quand Trump ou Macron sont en visites officielles, et même quand Johnny (Hallyday) disparaît. À l’arrivée de Nana, la belle-mère au caractère bien trempé, c’est le public qui est au centre du spectacle.
Nana n’hésite pas à demander qui est célibataire dans le public, de quelle origine sont les spectateurs, quelles fonctions occupent-ils… Une vraie mémé algérienne en somme. À la fin de ce spectacle généreusement applaudi, l’humoriste consacrera une bonne heure à une séance de selfies avec son public, qui le congratulait tout en lui demandant de vite revenir en Algérie.

Yasmine Azzouz



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