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Culture / Culture

Forum virtuel du Théâtre national algérien

La scène, ce reflet de la société

© D.R.

Le Théâtre national algérien a organisé, sur sa page Facebook, un forum virtuel sous le thème “Théâtre et société, quels rapports ?”, avec l’intervention de l’auteur et metteur en scène irakien Haïdar Abdallah Chatri. 

Pour ce dernier, la scène est l’inéluctable rond-point autour duquel tournoie l’égaiement, source d’épanouissement du citoyen lambda. Plus qu’un lieu de relâche et d’interlude, la scène est aussi l’idéal lieu où s’instruit l’esprit et ou s’éclaire l’âme artistique de la famille, a-t-il ajouté. 
S’agissant de l’apport du quatrième art à la société, l’orateur réfute l’idée qu’il s’agit d’embastiller ou d’embastionner la liberté de penser dans un moule de pensée unique. 
Mieux, le théâtre ambitionne de diversifier la création pour qu’elle soit à la mesure de la diversité culturelle d’une société. Donc, et au-delà du fait qu’il soit récréatif, le théâtre est aussi l’école citoyenne où s’éduque l’homme de demain, a ajouté le tribun qui conseille d’inscrire la matière “théâtre” qui soit de préférence à fort coefficient dans l’emploi du temps scolaire de l’enfant. 
C’est le rêve ! Mais quel est l’apport du théâtre pour l’éducation ? Ce à quoi l’orateur a répondu, outre qu’il est amusoire, le théâtre a aussi la particularité de moraliser la vie publique à l’aide de l’humour et d’autres “piques” qu’il adresse aux gouvernants. 
Autant d’atouts qui favorisent le civisme sur la rustrerie dans la vie de tous les jours. 
Toutefois, le théâtre s’interdit d’être ce faiseur d’opinion ou ce donneur de leçons, a ajouté le conférencier. Du reste, le théâtre est aussi vital que le pain, puisqu’il est vecteur de pédagogie et porteur de dialogue mais aussi d’échange lorsqu’il s’agit de témoigner à l’aide d’un message. 
Au demeurant, et quand bien même il était éloquent lorsqu’il s’interprétait dans la société musicale El Moutribia (la mélodieuse) à sa naissance dans les années 1923 par le ténor Mahieddine Bachtarzi (1897-1986), le théâtre s’est avéré telle la passerelle pour aller à la rencontre d’un public délaissé dans l’apartheid colonial français. 
Convaincu que le théâtre est cette caisse de résonance entre l’ancien ténor de l’opéra d’Alger et un public qu’il lui restait à créer parmi des femmes et des hommes qui ne savaient rien de la magie de la scène. Et c’est ainsi qu’il y a eu d’abord les matinées récréatives réservées à la gent féminine et ensuite l’éveil de l’Algérien pour l’amour du théâtre. 
Et à ce clin d’œil à l’histoire, l’orateur a conclu que le théâtre est l’idéale tribune où se débattent les problèmes de l’heure. Alors, en attendant le déconfinement, il est permis de rêver aux trois coups au théâtre ce soir.

Louhal Nourreddine


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