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Culture / Culture

3e Festival Montagn’art dans la commune d’AÏt Oumalou

La sensibilisation à l’écologie à travers l’art

Malek Amirouche, organisateur de l’évènement. © D.R.

Pour cette édition qui se tiendra les 21 et 22 décembre dans la commune d’Aït Oumalou, l’organisateur Malek Amirouche a choisi de se pencher sur le développement durable et la protection de l’environnement.

Pour la 3e édition du festival Montagn’Art, qui se tiendra les 21 et 22 décembre dans la commune d’Aït Oumalou, perchée sur les hauteurs de la Kabylie, c’est tout naturellement que l’organisateur de la manifestation, Amirouche Malek, a choisi de se pencher sur le développement durable et la protection de l’environnement.
“Qu'on cesse de l'agresser”, explique M. Amirouche, par ailleurs directeur de l’Emev (Entreprise d’organisation des manifestations culturelles, économiques et scientifiques), qui ajoute qu’“il est important d'axer sur le travail de sensibilisation pour que tout un chacun prenne conscience de la nécessité de prendre ce problème à bras-le-corps”. À son niveau, et pour la troisième fois, M. Amirouche œuvre sur le terrain pour la protection de la nature. En continuité de l’édition précédente du festival Montagn’Art, tenue en 2016 à Taourirt Mokrane et inscrite sous le slogan “La montagne au cœur de l’écologie”, ce troisième festival réunira des experts, des agriculteurs, des écrivains et des artistes. Rachid Oulebsir, économiste, Belkacem Ammour et Sanhadj Mohand Saïd présenteront et débattront, par exemple, de l'expérience de Smaïl Belhadj et sa ferme agricole, tandis que par “le biais de randonnées pédestres, de rencontres scientifiques et littéraires, de débats, d’ateliers et de spectacles, les participants auront l’occasion de mettre au premier plan leur bien-être et leur harmonie”. Concrètement, notre interlocuteur estime qu’il sera primordial pour la sauvegarde de cette nature déjà fragilisée “d’implanter des milliers, voire des millions d’arbres qui peuvent être une source de richesse, et encourager les agriculteurs et les impliquer dans ce processus afin de relancer l’agriculture de montagne”.
En fait, plusieurs secteurs, selon lui, doivent coopérer et “conjuguer leurs efforts” pour mener à bien cette mission. Le secteur de la culture par exemple, “un segment très important”, selon M. Amirouche, pourrait, à travers des festivals organisés dans des villages de Kabylie, instaurer cette dynamique écologique, tout “en aidant le tourisme local à se développer”. Mais pour ce faire, il faudrait selon lui s’axer sur “un travail de sensibilisation vis-à-vis des populations pour promouvoir l’hébergement chez l’habitant”.
Aussi, à travers Montagn’Art, les habitants autant que les touristes “deviendront les acteurs de l’écotourisme dans la région des Ath Irathen”. Cependant, comme l’édition de 2016 qui, rappelons-le, avait connu “des blocages et des tentatives de sabordage”, l’organisateur nous a confié que son initiative fait toujours face à “des problèmes de différents ordres”. M. Amirouche insiste sur la nécessité “de l’implication des collectivités locales” pour déverrouiller cette situation, car “il y va du développement de leurs régions”, tout en affirmant que “le comité d’organisation continuera à se battre, sachant que chaque projet nouveau fait peur”.


Yasmine Azzouz

 



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