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Culture / Culture

Sortie de “Silence”, le deuxième roman de Ali Hadjaz

“L’amour est une drogue dure”

© D.R.

Animateur et réalisateur bien connu, Ali Hadjaz a emprunté une autre voie pour s’exprimer, lui qui est dans l’écriture depuis quelque temps déjà. Après son roman La vie des anges, paru en 2005 chez Edilivre, dont le succès fut éclatant en raison de son style et du choix pertinent du sujet, l’auteur est revenu cette fois avec un autre opus intitulé Silence, paru aux éditions Identité, et qui s'inscrit presque dans la continuité de son premier essai. Il relate l’histoire d’une Française (Sylvie) qui se lance à la reconquête de son premier amour (Kaci), un Kabyle, avec qui elle vécut toute son adolescence dans son pays natal la France, notamment sur les bancs du lycée, avant que son amour ne la quitte pour passer son service national en Algérie et ne plus la revoir comme promis. Chagrinée, Sylvie décida alors de se marier avec Michel, un ami commun aux deux personnages. Sylvie et Kaci soit deux destins différents du fait que Kaci a préféré épouser, entretemps, une fille du bled. “Ce n’était pas le grand amour mais peu importe, l’essentiel n’était pas là, il était ailleurs. Cette femme de l’ombre, cette âme soumise lui donnera des enfants et une certaine stabilité familiale en le rivant définitivement à ses racines”, écrit-il dès les premières pages de ce roman. Le divorce consommé avec son époux français, Sylvie eut alors l'idée de vouloir coûte que coûte retrouver Kaci après plus de vingt ans de séparation. C’est ce qu’elle fit grâce à internet. Le romancier entraîne le lecteur dans les méandres de cette histoire d’amour singulière au point où lorsque celui-ci entame sa lecture, il aimerait tout d’abord découvrir s'il y avait une relation entre le titre et  les personnages. “Pour l’amour, rien n’est impossible”, rassure l’auteur. Et c’est ce qu’il réussit à illustrer, d’ailleurs, de fort belle manière sur la quatrième de couverture : “Sylvie se lance alors à cœur perdu à la reconquête de son premier amour. Elle veut tenter une deuxième chance, pourquoi pas ? Elle va vivre une expérience de la vie ardente et  enivrante. Mais Kaci va-t-il brûler tous les vaisseaux et se laisser transporter dans cette aventure vers une destination inconnue ?” C'est avec ces deux questions en tête que l’auteur va alors parcourir les 180 pages de Silence non seulement pour leur trouver des réponses mais aussi pour résoudre l’énigme “Silence”. C’est ce que l’auteur considère comme le nœud de son récit. Dans Silence, il veut donc transporter le lecteur loin dans une longue histoire de grande actualité. “C’est aussi une spéléologie dans les profondeurs si complexes de l’être humain qui cherche désespérément à refaire surface après s’y être engouffrée. L’amour est une drogue dure”, lit-on encore sur la quatrième de couverture de cet ouvrage fascinant où l'auteur met en exergue les traditions de la société. Parce que Kaci, même s'il s'est finalement rendu en France où il passa une quinzaine de jours avec Sylvie, il revint au pays et ne voulut plus tenter une aventure sentimentale afin de préserver son foyer et sa dignité. “Mes lectures m’ont beaucoup influencé. Je puise dans les styles de Mouloud Feraoun et de Paulo Coelho ainsi que dans les grands films tels que l’Odyssée de l’Amour et en même temps j'ai une approche du yoga”, nous dira l'auteur. En outre, Ali Hadjaz, dans ce deuxième roman, tout comme dans le premier, a pris le plaisir d’écrire cette histoire non pour influencer le lecteur mais tout juste pour lui faire passer quelques leçons de vie et le transporter dans un récit de grande actualité lié à l' internet. Pour cet auteur, ce que l’on conçoit clairement s’annonce aisément et les mots pour le dire arrivent facilement. “Étant cinéaste, je privilégie l’image. Donc, tout ce que j’écris se base sur les images. C’est la meilleure manière de faire vivre ce qu’on écrit. Dans ce roman, j’insiste sur le fait que je n’ai aucune prétention d’avoir une quelconque influence sur le lecteur mais seulement pour dire encore une fois que devant l’amour, rien n’est impossible”, conclut-il.     


O. Ghilès


Ali Hadjaz, Silence, 180 pages, édition Identité, prix 500 DA.



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