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Culture / Actualités

Exposition “Alter Ego” d’Arezki Larbi à l’ESPACO d’el-Achour (Alger)

L’art de perpétuer la vie à travers le visage des autres

L’une des œuvres d’Arezki Larbi. ©D. R.

En parcourant la galerie où sont accrochées environ 80 toiles, les dizaines d’amateurs et de professionnels de l’art, d’artistes ou d’amis d’Arezki Larbi ne pouvaient s’empêcher de marquer un arrêt devant chaque visage que l’artiste a immortalisé.

Exister à travers le visage des autres, faire exister les autres à travers des visages peints à coups de croquis réalisés au crayon, des visages aussi discrets que l’artiste qui les a peints…, c’est entre autres à cette performance artistique que s’est livré Arezki Larbi depuis 2015, avec comme idée de départ de réaliser mille portraits au gré des rencontres et de ses inspirations, en utilisant le crayon, l’encre de Chine, des fusains, la craie d’art, des plumes ou encore des feutres, sur du papier kraft, du papier photo ou en utilisant la technique du collage. “Ce travail n’était pas initialement destiné à quelconque exposition”, confie Arezki Larbi qui, avec “Alter Ego”, signe “une pensée, pas un hommage, à un ami que j’ai perdu, un artiste qui est justement mon alter ego”, explique-t-il. “C’est ainsi que je me suis promis de faire mille dessins. Et puis, j’ai commencé donc à dessiner sur n’importe quel papier, au stylo, à l’encre de Chine, au crayon”, ajoute l’artiste. En parcourant la galerie Espaco où sont accrochées environ 80 toiles, les dizaines d’amateurs et de professionnels de l’art, d’artistes ou d’amis d’Arezki Larbi ne pouvaient s’empêcher de marquer un arrêt devant chaque visage que l’artiste a immortalisé “en recherchant une espèce d’esthétique”, explique-t-il. “C’est des dessins, des portraits, des croquis que je fais à main levée, en recherchant une espèce d’esthétique, peut-être en pensant à des gens, mais je ne les reproduis pas. C’est-à-dire, je n’essaye pas de faire leur portrait. Je réalise des portraits de gens anonymes, usés par la vie”, répond le peintre. Mais pourquoi “Alter Ego” comme thème de l’exposition ? “Mais alter ego, c’est les autres. C’est moi et les autres. Les autres me ressemblent, moi je leur ressemble, parce que je pense que moi je ne suis rien sans les gens que j’ai rencontrés. Notre personnalité, c’est un peu de tout, de ces gens que nous avons rencontrés et qui ont fait que nous sommes complets entre guillemets”, répond l’artiste qui tient toutefois à préciser que ces visages aux traits parfois prononcés sur ses toiles sont “des anonymes”. Mais “maintenant, il peut y avoir des personnes qui s’identifient à un dessin. C’est déjà arrivé d’ailleurs”, affirme Arezki Larbi qui, en plus de ses toiles, a réalisé un travail de photos-portraits des acteurs de la scène culturelle algérienne, également exposé à l’Espaco. Ce travail contient les portraits d’environ 400 personnalités artistiques algériennes (écrivains, acteurs, comédiens, peintres, poètes, etc.), pris de face et de profil. Commencé en 1994, au temps des années noires du terrorisme islamiste, ce travail prend aussi (intentionnellement) valeur de mémoire collective d’une Algérie où l’art participe, même de manière discrète, à l’écriture de notre histoire. À noter que l’exposition se poursuit jusqu’au 1er décembre à l’Espaco.

Lyès Menacer



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