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Culture / Culture

Théâtre régional de Tamanrasset

Le projet utopique du ministère de la Culture

Le ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi, lors de son dernier passage dans la wilaya de Tamanrasset.© D.R.

La réalisation du théâtre régional n’est, semble-t-il, pas au centre des préoccupations du ministère de la Culture. Gelé depuis 2008, c'est-à-dire pendant la période des vaches grasses, ce projet, qui tend à devenir une utopie à laquelle s’accrochent désespérément les amateurs de théâtre, ne sera pas lancé de sitôt.

Vivement attendu par les amateurs des planches et les professionnels qui ambitionnent de relancer le 4e art dans la wilaya de Tamanrasset, le projet de réalisation du théâtre régional n’est, semble-t-il, pas au centre des préoccupations du ministère de la Culture. Gelé depuis 2008, c'est-à-dire pendant la période des vaches grasses, le projet, qui tend à devenir une utopie à laquelle s’accrochent désespérément les amateurs de théâtre, ne sera pas lancé de sitôt, a indiqué le ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi, lors de son dernier passage dans la wilaya. Selon le premier responsable de ce secteur, chaque wilaya réclame son théâtre régional, mais il est difficile de satisfaire toutes ces demandes en raison de la crise financière que traverse l’Algérie. “Nous espérons que la situation financière et économique du pays s'améliorera pour pouvoir créer les conditions nécessaires à l'achèvement des théâtres en cours de réalisation. Mais dans un premier temps, nous avons mis à la disposition des professionnels tous les espaces existants pour les occuper et capitaliser leur potentiel. Nous comptons actuellement 21 théâtres régionaux opérationnels et 5 autres en cours de réalisation et dont les travaux sont à l’arrêt, notamment à Jijel, Laghouat, Biskra, Aïn Defla et Nâama. Néanmoins, nous disposons des espaces alternatifs qu’il faudrait mettre à profit pour développer le 4e art”, a souligné le ministre, en invitant même les associations et coopératives théâtrales indépendantes à se rapprocher de ses services décentralisés pour booster cette activité qui, notons-le, a connu un mouvement de reprise remarquable ces dernières années. Il faut dire que le théâtre dans le Sud suscite beaucoup d’intérêt, eu égard aux talentueux et nombreuses troupes de théâtre qui ont réussi à faire des pas de géant en allant du local au national avec des spectacles réussis. “Lors de ma visite, j'ai rencontré des comédiens qui veulent obtenir de l'aide et des subventions, ce qui est normal et naturel. Notre rôle consiste non seulement à soutenir les théâtres relevant du ministère de la Culture, mais également tous les acteurs du mouvement théâtral, par le financement de leurs œuvres, l’organisation des cycles de formation dans ce domaine et les aider à prendre part à des festivals en dehors du pays”, assure M. Mihoubi. Toutefois, cette déclaration ne cadre pas avec la réalité de certains professionnels qui, outre le fait qu’ils sont toujours classés comme des amateurs en dépit de leurs multiples distinctions sous d’autres cieux, sont marginalisés et n’ont obtenu aucune subvention du ministère de la Culture. Les exemples ne manquent pas à Tamanrasset. En plus de cela, le ministre doit certainement savoir que le théâtre communal ne s’ouvre qu’à l’occasion des campagnes électorales. La salle de cinéma de la ville qui a englouti un budget consistant pour sa réhabilitation et son équipement est abandonnée et rongée par la poussière. Par ailleurs, revenant sur la 10e édition du Festival national de la chanson et la musique amazighes, Azzeddine Mihoubi a avoué que “cette manifestation culturelle a connu ces dernières années du recul et une sorte de régression. Mais ce n’est qu’une période. Nous promettons au public de mettre le paquet pour réussir les prochaines éditions. Le commissariat du festival aura un budget permettant d’inviter les noms lourds et les classes de maîtres, car je suis conscient du désir du public de cette région qui nous est très chère”.


RABAH KARÈCHE

 



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