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Culture / Actualités

23e Salon international du livre d’Alger

L’ouvrage universitaire, parent pauvre de la manifestation

Hier, au Salon international du livre d’Alger. ©Yahia Magha/Liberté

De la psychologie, aux langues étrangères en passant par le droit, force est de constater que la place de l’ouvrage universitaire est relégué au second plan lors de ce rendez-vous censé répondre aux besoins des différents lecteurs.

La vingt-troisième édition du Salon international du livre d’Alger (Sila) qui se tient jusqu’au 10 novembre prochain au palais des expositions  (Safex) à Alger, a ouvert hier ses portes au grand public. Entre les stands des 970 exposants en ce premier jour, familles et étudiants arpentaient les allées dans une affluence moyenne qui rompt avec la marée humaine habituelle de ce salon. Si les grandes maisons d’édition, qui proposent des romans, essais, ou encore des livres de jeunesse, répondaient globalement à la demande du public, à l’instar de Bookpoint & Hachette UK, spécialiste de la littérature anglaise, qui propose les dernières nouveautés, il n’en était pas de même pour ceux à la recherche d’ouvrages universitaires. Etudiants pour la plupart, ces derniers se ruaient vers le stand de l’Office des publications universitaires (OPU) qui propose des ouvrages de spécialités allant de la médecine, aux sciences sociales ou encore les langues étrangères.  Dans cette dernière catégorie, nombreux étaient ceux déçus par l’indisponibilité des ouvrages recherchés. Le constat était le même chez certains étudiants que nous avons croisés.  Khaled et Mourad, respectivement étudiant en littérature anglaise et en droit qui entament à peine leur vingtaine, resteront de longues minutes devant l’étal dédié aux langues étrangères. “Les ouvrages de spécialités pour la langue anglaise sont extrêmement rares notamment ceux sur la linguistique et didactique anglaises”, regrettera Khaled. Avant de poursuivre : “Le seul que j’ai pu trouver en didactique était en français ! Il y a un manque flagrant de ce genre d’ouvrages. En plus, une seule section est dédiée aux langues étrangères, où le français domine 90% des publications. Que fait-on des étudiants en anglais, espagnol, allemand ?”. Pour notre interlocuteur, découragé par cette quasi-absence d’ouvrages de sa spécialité, la seule alternative reste les livres en version numérique, où manque, cependant, selon lui, “ce charme que seul le livre en papier possède”.
Pour Hamida, 29 ans, une habituée de ce rendez-vous livresque qui vient de Béjaïa,  même constat, l’ouvrage de spécialités est rare, voire inexistant. “Je suis psychologue, et je trouve qu’il y a un manque énorme en ce qui concerne mon domaine”, dira-t-elle, l’air dépité. “Je me suis spécialement déplacée de Béjaïa pour me procurer quelques ouvrages sur la psychologie. Je suis déçue, j’ai suis passée par plusieurs maisons d’édition mais force est de constater que ce que je recherche est indisponible”.
Ainsi, sur près de mille éditeurs, 300 000 mille titres et 47 pays participants présents cette année, l’ouvrage universitaire reste le maillon faible de ce rendez-vous littéraire censé répondre aux attentes d’un lectorat très varié.

Yasmine Azzouz



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