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Culture / Culture

SALON INTERNATIONAL DU LIVRE D’ALGER

Nouveautés au Sila

© D. R.

Dans le cadre de la 24e édition du Sila (Salon international du livre d’Alger), qui se tiendra du 31 octobre au 9 novembre au Palais des expositions des Pins maritimes (Safex), les maisons d’édition algériennes proposeront tout au long de ce rendez-vous livresque les différentes nouveautés qui viennent de sortir de l’imprimerie. À cette occasion, les férus de lecture auront l’occasion de trouver leur bonheur à travers des ouvrages scientifiques, des romans, de poésie, d’histoire...

 

ÉDITIONS BARZAKH

Les petits de décembre (roman, 252 pages)  de Kaouther Adimi   
Cité du 11-Décembre, Dely Ibrahim, Alger, février 2016. Tout commence par un affrontement entre deux généraux et une poignée de gamins sur un terrain vague : les premiers le convoitent pour y construire leur villa, les seconds le défendent parce que c’est leur terrain de foot, le territoire de leur liberté. En quelques semaines, un bras de fer s’installe, qui culminera dans la révolte dite “des petits de Décembre”. Dans un style vif et alerte, flirtant parfois avec le burlesque, Kaouther Adimi fait défiler une savoureuse galerie de personnages : Inès, Jamyl et Mahdi, pré-adolescents intrépides ; Adila, la très moderne ancienne moudjahida ; les généraux Athmane et Saïd, ivres de leur impunité ; mais aussi la fameuse “folle aux cheveux rouges”, fascinante Pythie de la cité…En plus d’être une satire féroce, explorant efficacement l’histoire de l’Algérie contemporaine, ce roman est une réflexion douce-amère sur l’impossible dialogue entre générations, et le saccage, par les adultes, des rêves de l’enfance. Un texte hommage à l’innocence perdue. Prix : 800 DA.

 

Les ailes de Daouya (roman, 204 pages) de Rabia Djelti  
C’est l’histoire d’une “femme puissante”, celle de Daouya, qui, initiée par sa grand-mère Hanna Nouha, a pour mission de sauver le monde. Voyageant entre Oran, Damas et Paris, témoin privilégié de la folie des hommes, Daouya, toujours enveloppée dans son mystérieux manteau marron (mais que dissimule-t-elle ainsi ?) rencontre, au gré de ses pérégrinations, des femmes de différents profils, au parcours chaotique, toutes libres et combatives : d’Oum El- Kheir la trabendiste à Nezha la journaliste et écrivaine, de Sapho la prostituée à Ibtissem l’exilée syrienne (...). Ce roman d’anticipation, où le réel le dispute au fantastique, délivre un message de paix et d’amour. Il défend une utopie : que la poésie, la musique, l’art sauvent l’Humanité, et il se lit comme une ode à la femme ainsi qu’à la création. Prix 800 DA.

 

Cher Gabriel (récit, 176 pages) d’Halfdan W. Freihow  
Cher Gabriel est une lettre intime et émouvante d’un père à son fils autiste. Avec beaucoup d’amour, de dignité, et un réel espoir, H.W. Freihow met en lumière une relation complexe et un amour inconditionnel. Son récit prend pour écrin une maison familiale nichée sur les pentes verdoyantes et sauvages de la côte norvégienne. C’est aussi une illustration sensible et touchante de la difficulté de communiquer, une ode au dialogue délicat, nécessaire et passionnant entre parents et enfants. Halfdan W. Freihow est Norvégien. Il est né à Mexico et a partagé ses années de jeunesse entre la Norvège, l’Espagne et la Belgique. Il a d’abord travaillé comme reporter, traducteur et critique littéraire avant de cofonder la maison d’édition norvégienne Font Forlag. De l’exploration de sa vie intime et familiale est né son premier récit, Cher Gabriel, nominé pour le prestigieux prix Brage (2004).Prix : 700 DA.

 

Mahmoud Darwich. Rien qu’une autre année. Anthologie poétique 1966-1982 (poésie, 222 pages), traduit de l’arabe par Abdellatif Laâbi  
“Ainsi je n’ai jamais vu un artiste, dont l’œuvre chante autant que celle de Mahmoud, écouter si peu de musique, un artiste aux magnifiques métaphores, s’attarder si peu devant une belle toile, tout comme je n’ai jamais vu un poète résonner autant à l’écoute des autres poètes, de quelque langue qu’ils vinssent. J’ai même vu plus que cela, le poète résonner à l’écoute de poèmes dont il ne connaissait pas les langues et nous stupéfier lorsqu’il disait ce que l’écoute lui avait inspiré. Mahmoud a choisi la terre du poème, y a élu demeure et a traversé la vie à préserver son langage tout en tentant de tordre le cou à sa langue, à la défier et lui prêter allégeance simultanément.”  Elias Sanbar. Prix : 700 DA.

 

M’Quidèch 1969-2019. Une revue, une équipe, une école (beau-livre, 248 pages) de Lazhari Labter   
Cet ouvrage n’a la prétention d’être ni un travail d’historien ni une étude de chercheur universitaire. Il se veut avant tout une œuvre de vulgarisation, de sauvegarde d’une mémoire et d’un patrimoine, destiné à tous les fans de la bande dessinée et d’encouragement à tous les bédéistes professionnels et amateurs, connus ou inconnus, pour qui le 9e art doit s’imposer de nouveau en Algérie comme un art majeur. Prix : 1500 DA.

 

Alger, capitale de la révolution : de Fanon aux Black Panthers (mémoires, 256 pages) d’Élaine Mokhtefi  
La trajectoire d’Élaine Mokhtefi, jeune militante américaine, a, dès la guerre d’Algérie et pendant deux décennies, épousé celle de la cause algérienne. Ce combat la mène à New York, au siège des Nations unies avec la délégation du FLN ; à Accra, aux côtés de Frantz Fanon pour la conférence de l’Assemblée mondiale de la jeunesse ; à Alger, enfin, où elle atterrit en 1962, quelques semaines après l’indépendance. Elle y restera jusqu’en 1974. Journaliste, interprète et organisatrice efficace, elle assiste, remplie d’espoir, aux premiers pas de la jeune République, accueille les Black Panthers en exil et participe à mettre sur pied le Festival panafricain d’Alger. Ses mémoires témoignent de l’effervescence des luttes anticoloniales des années 1960, vécue dans l’intimité des grandes figures de l’époque – Ben Bella, Castro, Eldridge Cleaver –, dans une ville qui a gagné avec sa liberté des allures de capitale de la révolution mondiale. Prix : 800 DA.

ÉDITIONS HIBR

Esquisse d’un itinéraire (recueil de poésie) de Samia Lamara    
Ce recueil retrace des années de ma vie, des années de doute, des années de bonheur éphémère, des années en secret, une tranche de vie. (…) Ce recueil, qui réunit tout ce à quoi je crois, m’ouvre les portes d’un monde idyllique qui m’enchante et me propulse vers la légèreté et la sérénité. Prix : 500 DA.

 

La cuillère et autres petits riens (récit) de Lazhari Labter  
Durant la lecture de ce recueil d’instantanés épurés, polis et étincelants comme des joyaux, on a le sentiment de survoler des îlots flamboyants, des territoires aseptisés où les songes poussent au milieu des absences, semblables aux roses des sables sur la nudité des regs (…). Ce recueil ne se lit pas ; il s’égrène tel un chapelet d’ambre, se déguste comme une grappe de raisin. On a envie de s’asseoir au pied d’un palmier et de se laisser aller au gré des textes rassemblés ici comme des morceaux choisis, en tendant l’oreille aux bourdonnements des moucherons et bruissement alentour. Préface de Yasmina Khadra. Prix : 500 DA.

 

Le livre d’Amray (roman) de Yahia Belaskri   
Amray est né avec la guerre, entre le souffle des cherguis et les neiges des hauts plateaux. Mais bientôt son monde vacille et les amis d’enfance, Shlomo, Paco, Octavia – celle qu’il nomme ma joie – quittent le pays. Resté là comme en exil, Amray, fils de fières et nobles figures de résistance, Augustin, la Kahina ou Abd El-Kader, part lui aussi chercher plus loin ses horizons. Roman de toutes les premières fois, premier amour, premières folies, premiers combats, Le livre d’Amray est une charge ardente contre tous les intégrismes, un chant vibrant d’amour pour une terre qui n’est jamais nommée, une Algérie rêvée et rendue à la vie – un chant d’espoir au monde. Prix : 650 DA. 

 

Le fils du caïd (roman) de Saad Khiari  
Club des Pins ; lieu de séjour, de refuge et de villégiature de la nomenklatura, placé sous haute protection et figurant la plus haute trahison des promesses de la révolution de novembre. C’est là, à l’abri du peuple, que se protègent du peuple ceux qui se réclament du peuple… Il ne fallait pas être grand clerc pour prédire tôt ou tard une rupture ou même – à Dieu ne plaise – un véritable tsunami dont la première vague se lèverait sur cette même plage du Club des Pins pour submerger le pays tout entier et exposer à la face du monde les dégâts incommensurables d’une véritable curée, sous l’œil complice d’un des plus grands minarets du monde et la curieuse cécité de la “Grande muette”. Prix : 950 DA. 

 

Le Paon (recueil de nouvelles)  de Mohamed Chaïb  
Dix-sept nouvelles et autant de drames qui s’égrènent tel un chapelet. Chacune d’elles nous révèle des êtres fragiles, pathétiques, passionnés qui se cherchent. Ainsi, Ali, Fatma, Akli, Taous, Zohra, Jeanne, Bouzid nous font partager leurs rêves et cauchemars, mais aussi l’espoir d’une vie meilleure. Sauront-ils surmonter les épreuves qui se dressent sur leur chemin ? Ou s’abandonneront-ils à leur sort, attendant que la Providence leur tende la main ? Prix : 650 DA.

 

 


 

 

 

 

 



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