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Culture / Culture

SALON INTERNATIONAL DU LIVRE D’ALGER

Nouveautés au Sila

© D. R.

Dans le cadre de la 24e édition du Sila (Salon international du livre d’Alger), qui se tiendra du 31 octobre au 9 novembre au Palais des expositions des Pins maritimes (Safex), les maisons d’édition algériennes proposeront tout au long de ce rendez-vous livresque les différentes nouveautés qui viennent de sortir de l’imprimerie. À cette occasion, les férus de lecture auront l’occasion de trouver leur bonheur à travers des ouvrages scientifiques, des romans, de la poésie, l’histoire...

KOUKOU ÉDITIONS

Les Califes maudits, la déchirure de Hela Ouardi  
L'imaginaire musulman, en particulier salafiste, a tendance à présenter le règne des quatre premiers successeurs de Muhammad, celui des “califes guidés”, comme un temps idyllique. Or, les textes les plus anciens révèlent une toute autre réalité : celle d'une déchirure précoce avant même que le Prophète ne soit porté en terre. Ses plus proches Compagnons rivalisèrent alors de trahisons, de pactes secrets, de corruption et de menaces de mort pour s'emparer du pouvoir. Voici l'histoire stupéfiante des Califes maudits, dont ce premier volume révèle les enjeux et les acteurs. Fidèle à la méthode déployée dans Les Derniers Jours de Muhammad, Hela Ouardi est allée fouiller dans les replis des sources les plus classiques ­— mais en réalité très peu consultées — pour reconstituer cette histoire secrète. Les protagonistes sont tous des figures majeures de l'islam naissant : Abû Bakr, le plus proche Compagnon, 'Umar, son second impétueux et violent, 'Ali, le gendre bien aimé, Fâtima, la fille chérie au destin funeste, qui lancera une terrible malédiction à ses spoliateurs, les futurs premiers califes. Prix : 1200 DA.

 

Libertés, Dignité, Algérianité, avant et pendant le Hirak de Mohamed Mebtoul  
Citoyens contre clientèles. Désir de changement contre volonté de stagnation. Ethique contre corruption. Révolte contre résignation. Humour et poésie contre langue de bois… Que peut faire la société, piégée par une triple instrumentalisation de l’histoire, de la peur et du religieux, face à un pouvoir adossé à la rente, au clientélisme, à la violence de l’argent et à la force brutale ? Sursaut de dignité d'un peuple méprisé, réprimé, assigné à la marge, le mouvement pacifique du 22 février 2019 signe le retour du politique par l'entrée en scène du citoyen. Quand la société crie son ras-le-bol, le pouvoir tire les vieilles rengaines en rafales : “anarchie”, “désordre”, “trahison”, “main étrangère”, “ennemi intérieur” (…) Manipulation grotesque d'un régime en mal d'imagination, l'appel au dialogue par le biais d'un panel maison est une tentative de croche-pied à l'histoire en marche. Contre les résistants qui refusent le piège des urnes à double fond, la riposte est un classique des régimes autoritaires : harcèlement des militants, intox et propagande dignes des années de plomb, encerclement des espaces de liberté, arrestations pour délit d'opinion… Prix : 800 DA. 

 

Casa del Mouradia de Mohamed Benchicou  
Djeddou Messaoud avait excité ma curiosité à propos de cette jacquerie sans précédent qui eut lieu soixante ans auparavant, en 2019. Récit d'une rencontre avec son peuple et avec ma grand-mère Nora, scènes d'où me parvenait l’étrange parfum d’un temps qui m’avait toujours fasciné, qui m’obsède encore, le temps où Nora était jeune et belle, follement amoureuse, l’époque où l’odeur de la mer se mélangeait à celle des glycines… Pour nous qui vivons en 2080, cette révolte qu'aucun manuel scolaire n'évoque, fait partie d’un temps oublié ; pourtant elle me semble toute proche, comme si j'y avais vécu, comme si j’y avais tété le lait de toutes ces femmes qui sortaient défier l’injustice, qui s'emparaient de la rue au nom du droit à la liberté, et à l’amour. (…) J’ai aussi pu retrouver des rapports d’écoutes que la justice avait mis à la disposition du public, et tous ces ingrédients m’ont permis de raconter cette histoire en hommage aux ancêtres, qui avaient enlevé, pour nous, les barrières qui condamnaient à l’inertie. Prix : 600 DA.

 

Les femmes du Prophète de Houria Abdelouahab  
Khadîja, Sawda, Aïsha, Hafsa, Zaïnab fille de Khuzaïma, Hind, Zaïnab fille de Jahsh, Jowaïriya, Ramla, Saffiya, Maïmouna... Qui étaient les femmes de Mahomet, épouses et concubines ? Qui étaient ses filles ? Dans ce récit poétique et critique, mené comme un roman oriental, l'auteure raconte chacun de leurs destins. De la plus aimée à la plus calomniée, de la plus légitime à l’enlevée, de la plus libre à la plus asservie, de la plus célèbre à la plus ignorée. Houria Abdelouahed est remontée aux sources historiques et religieuses de la tradition arabo-musulmane. Elle s'est confondue avec ces femmes, leur prêtant sa voix dans des monologues d'une grande force. Elle dresse un véritable réquisitoire contre le lien abusif entre les pratiques et croyances religieuses et la société civile. Prix : 1200 DA.

 

Violences algériennes de Allaoua Bendif  
Depuis février 2019, l'Algérie vit, chaque vendredi, au rythme de la “silmya”, la mobilisation pacifique pour le changement et les libertés. Ces manifestations, festives et conviviales de communion fraternelle, qui ont surpris le monde par leur civisme, ne peuvent occulter le climat de violence qui agresse le citoyen le reste du temps : soubresauts de la barbarie terroriste des années 90, criminalité “ordinaire”, délinquance routière, violences institutionnelles (…) Ce travail a pour objectif d’analyser l’aspect le plus spectaculaire de ces violences ― le terrorisme ― sans occulter les autres manifestations significatives, dans un contexte plus ample, et à partir de divers angles, pour en réaliser une lecture distanciée. Mais aussi à partir de plusieurs perspectives, afin de proposer un modèle explicatif qui échappe aux lectures tactiques des uns et des autres pour le restituer à ses véritables causes : les erreurs et les lacunes de la dynamique de développement national pluridimensionnel. 1000 DA.

 

Rue de la nuit d’Arezki Metref :
Mais qui donc est Mucho ? Justicier ou voyou ? Bandit d’honneur ou simple malfrat ? Au Café des amis, son entrée impose le silence. Nul n’ose croiser son regard. Ni cheikh Zoudj, qui officie au Minaret,  ni Zayyem, le boss de la Maison du Drapeau qui excelle dans les discours patriotiques de la place du Garde-à-vous. Zongo, le patron du bistrot partage avec Mucho un secret, et Poteau électrique qui surveille sa tanière, rue de la Nuit, semble en savoir plus qu’il n’en dit. À travers l’histoire de cet être hybride absorbé et recraché par la nuit, c’est la vie du petit peuple de la Cité du Peuplier qui bat au rythme d’un pays qui mélange autodérision et sens de la tragédie. Prix : 500 DA.

 

Frantz Fanon Éditions

Carnets intimes (journal) de Taos Amrouche  
“De 1953 (elle a alors quarante ans) à 1960, Taos Amrouche est à une période de sa vie où des phases de bonheur et d'épanouissement amoureux alternent avec des moments de désespoir et de profonde solitude. Elle a alors le sentiment que tout se précipite, car après l'extase de sa liaison passionnée avec Jean Giono, elle est en proie à des doutes, à l'angoisse de la rupture, à la douleur de la disparition et la perte d'êtres chers. Taos Amrouche est à un moment charnière de sa vie, qu'elle ressent elle-même comme particulièrement important, et l'écriture de son journal va agir tel un exutoire, lui permettant de se raconter, de se comprendre et d'essayer de comprendre également le comportement et la psychologie de personnes appréciées et aimées, ou exécrées, qui l'ont accompagnée à différents moments de sa vie.”  Yamina Mokaddem. Prix : 1000 DA.

 

L’école algérienne et la question des langues. De la diversité linguistique à l’éducation plurilingue (étude, ouvrage collectif) dirigé par Rachid Chibane et Kaci Moualek  
Le plurilinguisme est l’apanage des sociétés plurielles. Il s’impose à celles-ci comme une réalité objective, un moyen naturel de communication et un instrument de la vie en société. Il est à l’origine d’échanges inter-linguistiques, d’emprunts et d’interpénétrations qui assoient une diversité féconde qui dynamise les sociétés humaines, les vivifie et améliore leur fonctionnalité.. (…) Cet ouvrage, qui regroupe plusieurs contributions, interroge les multiples facettes de cette problématique au sein de l’école algérienne qui peine encore à assumer pleinement le plurilinguisme de la société algérienne. Prix : 800 DA.

 

La révolution du sourire (nouvelles, ouvrage collectif) coordonné par Sarah Slimani 
La révolution du sourire est un livre polyphonique qui soutient avec force un dessein, celui de l’invention d’une nouvelle Algérie, sans toutefois mettre sous le tapis les questions embarrassantes. Pour l’ensemble des écrivains réunis dans ce recueil, il est grand temps de s’affronter aux équivoques et aux impostures qui tétanisent le peuple algérien. Ce que ces écrivains ont appréhendé dans leurs textes, ce n’est pas seulement des fictions, des odyssées, des témoignages inspirés par la révolution en cours mais un geste d’amour incommensurable pour l’Algérie, l’utopie, le rêve, le fantasme, la soif d’une Algérie enfin habitable par tous ses enfants. Alors que l’Algérie connaît une période traversée par un monumental sourire révolutionnaire, ce livre participe, à sa manière, à véhiculer ce message d’espoir. Il était grand temps ! Kamel Bencheikh. Prix : 600 DA. 

 

 

 

 

 

 

 


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