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Culture / Culture

SALON INTERNATIONAL DU LIVRE D’ALGER

Nouveautés au Sila

© D. R.

Dans le cadre de la 24e édition du Sila (Salon international du livre d’Alger), qui se tiendra jusqu’au 9 novembre au Palais des expositions des Pins maritimes (Safex), les maisons d’édition algériennes proposeront tout au long de ce rendez-vous livresque les différentes nouveautés qui viennent de sortir de l’imprimerie. À cette occasion, les férus de lecture auront l’occasion de trouver leur bonheur à travers des ouvrages scientifiques, des romans, de la poésie, l’histoire...

BARZAKH ÉDITIONS

Enjamber la flaque où se reflète l’enfer. Dire le viol (récit, 112 pages) de Souad Labbize : 
“Rien de grave n’est arrivé depuis que ma mère a hurlé. Mon récit balbutiant a buté contre l’écho de sa voix. Mes paroles se sont recroquevillées autour de leur noyau, d’autres moins souples ont implosé, semant un arbre à grenades dans les plis de la gorge. Chaque floraison renforce les racines du grenadier tenace, les fruits non cueillis se rabougrissent, encombrent ma poitrine. Quels mots d’enfant allaient relater ce que je venais de subir ? Je suis rarement revenue, depuis l’été soixante-quatorze, vers ces paroles enfermées dans mon cachot intime, le plus éloigné de ma vue quand je descends dans les caves de l’enfance.” Souad Labbize. Des décennies plus tard, Souad Labbize trouve enfin les mots pour dire, au-delà de l’effroi et de la douleur du viol, la violence du déni. En rompant le silence, elle ouvre la faille profonde où s’est abîmée l’enfance. Avant de s’établir à Toulouse, Souad Labbize a vécu à Alger et à Tunis. Elle est romancière, poétesse et traductrice littéraire. Distribution gratuite. 

Congo (récit, 204 pages) d’Éric Vuillard : 
Lors de la Conférence africaine de 1884 à Berlin, les pays occidentaux se partagent l’Afrique. C’est à cette période qu’est créé l’État indépendant du Congo. Éric Vuillard s’empare de ce sombre épisode pour écrire un récit aussi saisissant que singulier qui, par la grâce et la puissance de la littérature, éclaire les dessous terrifiants de la colonisation en Afrique. Éric Vuillard, né en 1968, est l’auteur de plusieurs romans récompensés par des prix prestigieux, dont, chez Actes Sud, Tristesse de la terre (2015). En 2017, il a reçu le prix Goncourt pour son récit L’Ordre du jour. Traduction vers l’arabe Salah Badis. Prix : 600 DA.

 

CHIHAB ÉDITIONS

L'émigration dans la révolution algérienne. Parcours et témoignage de Djilali Leghima : 
Le Mouvement national qui a libéré l’Algérie et qui lui a donné l’indépendance est l’œuvre de l’Émigration. C’est au sein de l’Émigration qui est né le mouvement national ENA en 1926. L’Algérie a connu une terrible guerre de libération, l’une des plus meurtrières avec des centaines de milliers de martyrs, blessés, handicapés, détenus, déplacés avec de nombreux veuves et orphelins. Plusieurs dizaines d’années après la fin de cette effroyable tragédie nationale, les Algériennes et Algériens sont hélas encore privés d’une part importante de leur histoire, de leur mémoire collective. Certains acteurs et témoins de cette épopée algérienne ont à travers leur témoignage émouvant contribué avec les récits historiques de certains auteurs à sortir de l’oubli cette période de l’Algérie contemporaine. L’auteur du présent ouvrage, en puisant dans ses souvenirs d’acteur au sein de la Fédération de France du FLN, espère pouvoir contribuer auprès de ses lecteurs à faire connaître une part du combat de l’Émigration pour la libération de l’Algérie. Prix : 1200 DA. 

 

CASBAH ÉDITIONS

Mes épreuves du feu (mémoires) de Mahmoud Smaïl Mellaoui : 
Cet homme a réellement et sincèrement incarné l’essence même du véritable message de la vie, celui d’un interminable combat à livrer, en tant que père de famille, cadre supérieur de l’armée et à travers sa quête incessante de savoir. Trois fonctions, trois tâches aussi laborieuses les unes que les autres, trois responsabilités qu’il n’aurait pu pleinement accomplir ni assumer n’eussent été sa constance et sa détermination à toute épreuve. Prix : 790 DA.

Les contes de Yemma de Djamila Lounis-Belhadj : 
Naguère pendant nos veillées en famille, la cérémonie du conte était un moment privilégiée de divertissement et de convivialité. On attendait avec impatience que s’élève la voix de la conteuse, généralement la grand-mère, et chacun, enfant ou adulte, était suspendu à ses lèvres tandis qu’elle vous transportait dans un univers féerique. “Il était une fois…”. Professeure d’enseignement moyen aujourd’hui retraitée – après avoir exercé de septembre 1972 à mai 2011 –, Djamila Lounis-Belhadj est l’auteure de contes pour enfants et d’ouvrages parascolaires. Elle a en outre traduit en français des fables de Kalila et Dimna. Lauréate au concours pédagogique (1996), elle a reçu le premier prix lors d’un concours international de nouvelles (2004). Prix : 600 DA. 

Drame aux Ziban (roman) de Abdelaziz Grine : 
Kaddour est assis au perron de sa porte, sa gandoura est constellée de taches brunes, il tient toujours son couteau à la main, il se sent léger, débarrassé de tout le poids de la terre, il se sent prêt et ne cherche pas à savoir si ce jour est le jour du diable ou celui de Dieu, il sait que c’est le sien ; il ne craint plus rien, il attend. Né en 1956 à Biskra, Abdelaziz Grine a effectué ses études primaires et secondaires à Annaba. Licencié en droit, profil judiciaire, de l’université de Annaba, il a occupé essentiellement des postes de directeur des ressources humaines puis de dirigeant d’entreprise. Il est, depuis de longues années et jusqu’à ce jour, formateur et consultant en droit des entreprises, particulièrement en droit du travail. Prix : 800 DA.

 

FRANTZ FANON ÉDITIONS

Dissidences. Chroniques du Hirak de Mohamed Kacimi : 
De la panne historique des sociétés musulmanes à la défaite de la raison, des dérives de l’islam politique au triomphe de l’ignorance sacrée, de la mégalomanie de Bouteflika à sa fin tragicomique, de la révolution du sourire aux archaïsmes qui la minent de l’intérieur, des crimes culturels d’Ahmed Taleb Ibrahimi à la démocratie réticente de Mostapha Bouchachi, de la soif de changement des jeunes aux logorrhées infécondes de Gaïd Salah, de notre indépendance confisquée au Hirak, Mohamed Kacimi nous donne dans ce recueil de chroniques un tissu de réflexions et d’émotions qui restitue toute la complexité de l’Algérie en mutation. Ces chroniques, d’une lucidité vivifiante et d’une audace qui frise la provocation, sont une mise à nu de la part sombre de notre humanité algérienne et une réinvention du courage que nous n’avions pas avant le 22 février : celui de réclamer notre droit à la liberté, à la vie. Prix : 700 DA. 

L’homme-carrefour et autres histoires d’un pays impossible (recueil de nouvelles) de Hakim Laâlam :
Comme dans les vieux contes et les légendes anciennes, Hakim Laâlam raconte dans ce livre un monde mi-merveilleux, mi burlesque, mais foncièrement grossier et grotesque. À travers 10 nouvelles au ton féroce, il nous prend par la main et nous guide dans les couloirs ténébreux d’un pays flottant, improbable, qui n’a plus ni passé, ni avenir, mais qui se morfond dans un présent sans joie et sans ambition. En dressant tantôt des portraits des simples gens, tantôt ceux des maîtres des lieux, immortels parmi les mortels, il dévoile la mécanique de la désolation qui entraîne sans répit les Algériens dans le gouffre du non-sens avec, en prime, la promesse de les y maintenir. Graves, humoristiques, parfois d’une étourdissante lucidité, les dix nouvelles de ce livre ont réussi le magistral exploit de mettre en métaphore, de donner une forme et un contenu au drame algérien devenu inintelligible à force de contradictions. À travers ce livre, Hakim Laâlam explique tout ce qu’il y a d’impossible à comprendre en Algérie. Prix : 600 DA.

Les intellectuels algériens. Exode et formes d’engagement (essai) de Karim Khaled : 
On serait tenté de croire que la migration intellectuelle algérienne, ou ce qu’on appelle communément “fuite des cerveaux”, n’est due qu’à la crise sécuritaire des années 90 doublée de la précarité socioéconomique qui étrangle la société depuis des décennies. Mais, à y regarder de plus près, on se rend compte que c’est loin d’être le cas. Les racines de ce phénomène qui prive l’Algérie de ses meilleurs enfants remontent à très loin, et ses causes sont tellement multiples que pour y remédier, une inébranlable volonté politique de refondation nationale est nécessaire. Car tout, du politique comme de l’historique, du religieux, du culturel, de l’identitaire, semble concourir pour brimer l’intelligence et empêcher sa mobilisation au service de la nation. C’est de cette béance historique que parle, exemples et arguments à l’appui, ce livre. Prix : 800 DA.

La reddition de l’hiver (recueil de nouvelles) de Kamel Bencheikh : 
“C’est candide. Candide et profond à la fois. Douloureux par endroits. Une narration qui enchante et déroule. Une écriture qui creuse des sillons d’espoir dans la nuit sombre. Dans les longues nuits sombres… Et de l’amour. Beaucoup d’amour parfumé au printemps. Aussi à l’Algérie. Aussi au monde et à la tolérance”, souligne l’éditeur sur la quatrième de couverture. Kamel Bencheikh offre à lire “un monde à redéfinir”, et en poète, “il nous offre une prose chantante. De ses textes émergent tantôt des cris, tantôt des chansons d’un amour ingénu. Mais, de ces textes, émerge toujours, comme une évidence, un espoir inaltérable, têtu”. Prix : 600 DA. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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